Si vous avez été surpris de me voir publier depuis la Guadeloupe sur Twitter ou Instagram (et peut-etre Facebook pour ceux qui s’en servent encore), alors les quelques paragraphes qui vont suivre vous intéresseront sûrement. Pour tout vous dire, je ne m’attendais pas moi-même à débarquer sur l’archipel guadeloupéen il y a encore quelques semaines. La vie peut réserver quelques surprises, et partir en Guadeloupe en était clairement une! Je vais donc tenter de vous expliquer comment j’en suis arrivé là, bien que je n’ai pas de réponse claire à vous apporter.
 

Guérir de la dépression

Nous sommes à la fin du mois d’Août. Nous avons dû rendre notre appartement situé à Salies-du-Salat, dans le sud de la Haute Garonne il y a quelques semaines. Cet endroit, je l’ai adoré. Proche des Pyrénées, entouré de verdure, et à seulement 10 minutes en voiture du Parc Régional des Pyrénées ariégeoises. Après m’être violemment enfoncé dans ma dépression suite à de fâcheux évènements qui ne regardent que moi, j’avais besoin de me rapprocher de la nature. De m’éloigner du brouhaha que font les hommes. Ce petit appartement situé au 3ème étage avec vue sur la montagne m’a fait du bien. Mais nous avons dû le quitter assez précipitamment, le propriétaire en ayant besoin pour lui.

Anne-Lise s’est éloignée un peu le temps de se ressourcer à son tour. Elle travaille en Alsace depuis 4 semaines. Elle fait sa petite vie et je n’ai pas tant de nouvelles. Nous ne sommes pas du genre à trop nous en donner quand nous sommes loin l’un de l’autre. Me concernant, je travaille dans une boite de nuit du Cap d’Agde pour quelques jours encore. J’en ai marre et j’ai envie que ça s’arrête. Et c’est à quelques jours de la fin du mois d’Août que je reçois un message très surprenant venant d’Anne-Lise : nous risquons de partir en Guadeloupe très bientôt. Elle attend en effet la confirmation pour un poste de remplacement en ergothérapie sur l’île.
 

 

Sceptique jusqu’à la dernière seconde

À cet instant je suis sceptique. Ce n’est pas du tout le genre de destination vers laquelle je me serais tourné instinctivement. Aussi, n’étant pas habitué que ce genre de projet aboutisse à quelque chose, je préfère rester sur mes gardes. Inutile de se réjouir si finalement tout doit être annulé à la dernière minute comme ce fut le cas avec la Nouvelle-Zélande que nous avions planifié depuis des années. Alors je reste calme, et j’attend que les choses arrivent.

Tout est allé très vite : la confirmation qu’elle est acceptée pour le poste, la réservation des billets, nos retrouvailles, la préparation de nos sacs, et finalement le jour de notre départ. Nous y sommes. Il est temps de dire au-revoir à nos proches que nous n’allons pas revoir avant les 6 mois à venir. Peut-être même plus si on le décide. Pour la première fois de ma vie je ne passerai pas Noël avec ma famille. Ça me fait bizarre, mais c’est le genre de chose qui ne doit pas être un frein à mon évolution.

Jour-J. Ce sont mes parents et mon petit frère qui se sont chargés la veille de nous emmener à Toulouse d’où nous partons en direction de Pointe-à-Pitre. Pour lui c’était une première. À 9 ans, il n’avait encore jamais vu d’aéroport!
Maintenant nous sommes dans l’avion. Prêts à nous envoler vers cette nouvelle aventure. Alors que les roues de l’appareil viennent de se désolidariser du sol, mon scepticisme s’envole à son tour. Cette fois c’est bon.

 

Dernière vue sur le continent.


 

Alors pour répondre à la question de cet article :

Pourquoi la Guadeloupe ?

Il n’y a pas réellement de réponse. Ça s’est décidé très rapidement sans que nous ne nous le soyons demandé. Anne-Lise s’est lancée, et j’ai bêtement suivi. Peut-être en quête d’un environnement nouveau où me reconstruire. Où me retrouver sinon. Parce que je sais que les îles ont souvent un environnement riche pour les yeux et pour l’esprit. Toujours en quête d’exploration et de partage, je savais dans tous les cas que je ne serai pas déçu.