0 vues • Il y a 1 an
**1M1D #2** : Cette semaine j’explore quelques lieux sympas!
Le premier se situe à quelques minutes en amont du Pont du Diable dans l’Hérault, et les autres se situent en Ardèche (département que j’ai découvert en même temps que j’ai filmé ces images).
NORMALEMENT je sortirai un vlog complet de Dimanche avec plus d’images du Pont d’Arc et des gorges de l’Ardèche.
À la semaine prochaine!
**Musique par Kronicle :**
https://soundcloud.com/the-chemist-10
& Fawell :
https://soundcloud.com/fawell
**MES INSPIRATIONS :**
Casey Neistat : https://www.youtube.com/user/caseyneistat
Jorian Ponomareff : https://www.youtube.com/user/JorianS4E
FunForLouis : https://www.youtube.com/user/FunForLouis
Mr Ben Brown : https://www.youtube.com/user/benbrown100
**Me suivre :**
https://raph.tv/links
Filmé avec un Sony A7SII, un iPhone 6s & un DJI Phantom 3 Professionnal.
**1M1D #2** : Cette semaine j’explore quelques lieux sympas!
Le premier se situe à quelques minutes en amont du Pont du Diable dans l’Hérault, et les autres se situent en Ardèche (département que j’ai découvert en même temps que j’ai filmé ces images).
NORMALEMENT je sortirai un vlog complet de Dimanche avec plus d’images du Pont d’Arc et des gorges de l’Ardèche.
À la semaine prochaine!
**Musique par Kronicle :**
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Casey Neistat : https://www.youtube.com/user/caseyneistat
Jorian Ponomareff : https://www.youtube.com/user/JorianS4E
FunForLouis : https://www.youtube.com/user/FunForLouis
Mr Ben Brown : https://www.youtube.com/user/benbrown100
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0 vues • Il y a 1 an
Vlog_013 : L’Ardèche reste un territoire français assez méconnu. Sauvage et très en relief, la nature y tient une place dominante sur l’Homme qui ne peut que se sentir tout petit face à tant de grandeur. Les réseaux sociaux? L’office du tourisme ne connait pas encore, et c’est bien dommage tant ce département a à nous offrir!
Bref vous l’aurez compris j’ai adoré y passer, et c’est pour cette raison que je vous propose quelques minutes de vidéo supplémentaires avec ce 13ème vlog!
1 Minute 1 Day #2 : https://www.youtube.com/watch?v=LaYcMbNApKg
Musique par Petit Biscuit :
https://soundcloud.com/petitbiscuit
Me suivre :
https://twitter.com/raphgilles
https://www.instagram.com/raphgilles
Snapchat : raphgilles
Filmé avec un Sony A7SII, une GoPro Hero3+ Black Edition & un DJI Phantom 3 Professionnal.
Vlog_013 : L’Ardèche reste un territoire français assez méconnu. Sauvage et très en relief, la nature y tient une place dominante sur l’Homme qui ne peut que se sentir tout petit face à tant de grandeur. Les réseaux sociaux? L’office du tourisme ne connait pas encore, et c’est bien dommage tant ce département a à nous offrir!
Bref vous l’aurez compris j’ai adoré y passer, et c’est pour cette raison que je vous propose quelques minutes de vidéo supplémentaires avec ce 13ème vlog!
1 Minute 1 Day #2 : https://www.youtube.com/watch?v=LaYcMbNApKg
Musique par Petit Biscuit :
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Me suivre :
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3 vues • Il y a 1 an
**Vlog_014 :** Paris c’est bien, le métro c’est moins bien.
Voici un vlog dans lequel je vous emmène dans les rues de Paris, et plus si affinité. Malheureusement ne sachant pas prendre le métro, j’ai été obligé de marcher plus de 20 kilomètres avec un sac de presque 10kg sur le dos!
Au programme : Pyramide du Louvre, Bureaux de Google, Arc de Triomphe, Tour Eiffel, Jardin et Château de Versaille.
1 Minute 1 Day #4 : https://raph.tv/play/9n8shPOwBtj1
**Musique par :**
Andrew Applepie :
https://soundcloud.com/andrewapplepie
& Charles Aznavour
**Me suivre :**
https://raph.tv/links
**Me soutenir :**
https://www.patreon.com/raphgilles
**Mon matériel (liens affiliés) :**
Caméra (Sony A7SII) : https://amzn.to/3QR7K7C
Drone (DJI Phantom 3 Professionnal) : http://bit.ly/29FvkR0
Micro (Shure VP83) : http://bit.ly/29McW8A
Objectif grand angle (Sony 16-35mm) : http://bit.ly/29y08zr
Objectif zoom (Canon 70-300mm) : https://amzn.to/3UPyuqn
Bague d’adaptation Canon/Sony : http://bit.ly/2a5ctwX
Trépied articulé (Gorillapod) : https://amzn.to/4ao4bwQ
Sac drone (Manfrotto Aviator) : http://bit.ly/29EeEKx
**Vlog_014 :** Paris c’est bien, le métro c’est moins bien.
Voici un vlog dans lequel je vous emmène dans les rues de Paris, et plus si affinité. Malheureusement ne sachant pas prendre le métro, j’ai été obligé de marcher plus de 20 kilomètres avec un sac de presque 10kg sur le dos!
Au programme : Pyramide du Louvre, Bureaux de Google, Arc de Triomphe, Tour Eiffel, Jardin et Château de Versaille.
1 Minute 1 Day #4 : https://raph.tv/play/9n8shPOwBtj1
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0 vues • Il y a 1 an
**Vlog_015 :** Avec beaucoup trop de retard, voici mon épisode entièrement dédiés aux LSA Days. Voici donc le résumé des ces 3 jours de stunt entre potes!
Épisode précédent : https://raph.tv/play/dZ9qPcT3x4Kf
**Musique par :**
X I X X :
https://soundcloud.com/jeff-kaale
& Cookin Soul :
https://soundcloud.com/cookinsoul
& Fawell :
https://soundcloud.com/fawell
& Handbook :
https://soundcloud.com/handbook
& Supreme Sol :
https://soundcloud.com/supreme-sol
& Engelwood :
https://soundcloud.com/engelwoodmusic
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**Vlog_015 :** Avec beaucoup trop de retard, voici mon épisode entièrement dédiés aux LSA Days. Voici donc le résumé des ces 3 jours de stunt entre potes!
Épisode précédent : https://raph.tv/play/dZ9qPcT3x4Kf
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X I X X :
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0 vues • Il y a 1 an
Après 28 ans d’existence sur notre petite planète, je découvre enfin l’océan.
Programme de la journée : découverte du Château de la Bretesche (à Missillac), on enchaîne avec une traversée éclair de la plus petite ville de France (La Roche-Bernard), promenade le long de l’océan à la Mine d’Or (à Pénestin), et enfin coucher de soleil à Arzon.
Épisode précédent : https://raph.tv/play/fFYYePQhwc-E
**Musique par :**
Joakim Karud :
https://soundcloud.com/djquads
Zonder :
https://soundcloud.com/zondermusic
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https://www.patreon.com/raphgilles
**Mon matériel (liens affiliés) :**
Caméra (Sony A7SII) : http://bit.ly/29B4v07
GoPro 5 Black : http://bit.ly/2dGjnPy
Drone (DJI Phantom 3 Professionnal) : http://bit.ly/29FvkR0
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Objectif zoom (Canon 70-300mm) : http://bit.ly/29MbbYY
Bague d’adaptation Canon/Sony : http://bit.ly/2a5ctwX
Trépied articulé (Gorillapod) : http://bit.ly/29uqO5B
Sac drone (Manfrotto Aviator) : http://bit.ly/29EeEKx
Après 28 ans d’existence sur notre petite planète, je découvre enfin l’océan.
Programme de la journée : découverte du Château de la Bretesche (à Missillac), on enchaîne avec une traversée éclair de la plus petite ville de France (La Roche-Bernard), promenade le long de l’océan à la Mine d’Or (à Pénestin), et enfin coucher de soleil à Arzon.
Épisode précédent : https://raph.tv/play/fFYYePQhwc-E
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53 vues • Il y a 3 ans
**Tracklist :**
00:00 Burns x Gala – Talamanca x Free From Desire (Polygoneer Mashup)
06:21 Hugel & Crusy & Jenn Morel ft. Joelii -KLK (Extended Mix)
10:44 Galantis – Peanut Butter Jelly (Maxum & Galantis VIP Mix)
13:29 Willia Kiss – Like This (Original Mix)
17:02 The Prodigy – Voodoo People (FOVOS Techno Edit)
20:42 Erick Morillo & Harry Romero & Jose Nunez ft. Jessica Eve x Metallica – Dancing x Enter Sandman (Hernest Coran Mashup)
25:43 Swedish House Mafia – Moth To A Flame (Deceived & Madva Extended Remix)
30:55 Hans Zimmer x Swedish House Mafia – Time x Underneath It All (Extended Mashup)
36:25 Deniz Koyu ft. Elliphant – Clicks (Extended Mix)
39:25 Buy Now & PARISI – U Ok (Extended Mix)
42:28 Fred Again & Skrillex & Four Tet x Bleu Clair – Baby Again x Sand Dunes
46:15 Double 99 – Rip Groove (Original Mix)
48:31 Mele – Groove La Afrika (Extended Mix)
51:50 Swedish House Mafia, The Weeknd, Halsey, Fred Again, John Martin, Connie Constance, Future, Supermode – Moth To A Flame x Sweet Disposition x Graveyard x Don’t You Worry Child x Heaven Takes You Home x Turn On The Lights Again x Tell Me Why (D!NAMO Mashup)
**Tracklist :**
00:00 Burns x Gala – Talamanca x Free From Desire (Polygoneer Mashup)
06:21 Hugel & Crusy & Jenn Morel ft. Joelii -KLK (Extended Mix)
10:44 Galantis – Peanut Butter Jelly (Maxum & Galantis VIP Mix)
13:29 Willia Kiss – Like This (Original Mix)
17:02 The Prodigy – Voodoo People (FOVOS Techno Edit)
20:42 Erick Morillo & Harry Romero & Jose Nunez ft. Jessica Eve x Metallica – Dancing x Enter Sandman (Hernest Coran Mashup)
25:43 Swedish House Mafia – Moth To A Flame (Deceived & Madva Extended Remix)
30:55 Hans Zimmer x Swedish House Mafia – Time x Underneath It All (Extended Mashup)
36:25 Deniz Koyu ft. Elliphant – Clicks (Extended Mix)
39:25 Buy Now & PARISI – U Ok (Extended Mix)
42:28 Fred Again & Skrillex & Four Tet x Bleu Clair – Baby Again x Sand Dunes
46:15 Double 99 – Rip Groove (Original Mix)
48:31 Mele – Groove La Afrika (Extended Mix)
51:50 Swedish House Mafia, The Weeknd, Halsey, Fred Again, John Martin, Connie Constance, Future, Supermode – Moth To A Flame x Sweet Disposition x Graveyard x Don’t You Worry Child x Heaven Takes You Home x Turn On The Lights Again x Tell Me Why (D!NAMO Mashup)
99 vues • Il y a 2 ans
**Tracklist :**
00:00 Martin Solveig x Mode Hookers x Cassius - Edony x Instrumental x The Sound Of Violence (Hernest Coran Mashup)
06:37 Solardo x Axwell - XTC x Nobody Else (AURON Mashup)
10:00 Radio Slave feat. Nez - Wait A Minute (Dixon Extension)
14:30 Rejected x Robin S - SL3 x Show Me Love (Hernest Coran Mashup)
18:52 Lifelike, Kris Menace x CamelPhat, Yannis - Discopolis 2.0 x Hypercolour (AURON Mashup)
24:37 Chicane x Robert Miles x Calvin Harris, Alesso ft. Hurts - Offshore x Children x Under Control (ROUJE Mashup)
33:30 Stefano Noferini - Children (Original Mix)
36:01 Artemesia - Bits And Pieces (Matt Smallwood Remix)
40:31 James Hype - Helicopter (Extended Mix)
44:20 Kevin de Vries & Mau P - Metro (Extended Mix)
49:20 Eelke Kleijn x Axwell Λ Ingrosso - Transmission x Sun Is Shining (Polygoneer Mashup)
54:50 Swedish House Mafia x The Temper Trap - Ray of Solar x Sweet Disposition (Raph Mashup)
01:02:56 Swedish House Mafia feat. Fridayy x Paul Kalkbrenner - See The Light x Sky and Sand (Eich Mashup)
**Tracklist :**
00:00 Martin Solveig x Mode Hookers x Cassius - Edony x Instrumental x The Sound Of Violence (Hernest Coran Mashup)
06:37 Solardo x Axwell - XTC x Nobody Else (AURON Mashup)
10:00 Radio Slave feat. Nez - Wait A Minute (Dixon Extension)
14:30 Rejected x Robin S - SL3 x Show Me Love (Hernest Coran Mashup)
18:52 Lifelike, Kris Menace x CamelPhat, Yannis - Discopolis 2.0 x Hypercolour (AURON Mashup)
24:37 Chicane x Robert Miles x Calvin Harris, Alesso ft. Hurts - Offshore x Children x Under Control (ROUJE Mashup)
33:30 Stefano Noferini - Children (Original Mix)
36:01 Artemesia - Bits And Pieces (Matt Smallwood Remix)
40:31 James Hype - Helicopter (Extended Mix)
44:20 Kevin de Vries & Mau P - Metro (Extended Mix)
49:20 Eelke Kleijn x Axwell Λ Ingrosso - Transmission x Sun Is Shining (Polygoneer Mashup)
54:50 Swedish House Mafia x The Temper Trap - Ray of Solar x Sweet Disposition (Raph Mashup)
01:02:56 Swedish House Mafia feat. Fridayy x Paul Kalkbrenner - See The Light x Sky and Sand (Eich Mashup)
27 vues • Il y a 2 ans
Swedish House Mafia - Ray Of Solar (Extended Mix)
https://youtu.be/YDiAy15e-Is
Axwell ft. Steve Edwards - Watch The Sunrise (Vocal Dub)
https://youtu.be/6tnksz8esPk
Swedish House Mafia - Ray Of Solar (Extended Mix)
https://youtu.be/YDiAy15e-Is
Axwell ft. Steve Edwards - Watch The Sunrise (Vocal Dub)
https://youtu.be/6tnksz8esPk
0 vues • Il y a 1 an
1M1D #1 : Ça fait plusieurs mois maintenant que je me tâte à me lancer dans les vlogs quotidiens. Mes journées n’étant pas assez remplies j’ai donc décidé de les résumer à 1 minute, et d’en faire une vidéo de 7 minutes par semaine. C’est ainsi que commence mon format "1 Minute 1 Day" 😊
J’espère que vous prendrez autant de plaisir à le regarder que j’ai pris du plaisir à le faire!
Musique par Andrew Applepie :
https://soundcloud.com/andrewapplepie
Voir la vidéo de Jorian :
https://youtu.be/IzwtulIq0_o
Saal-Digital (livre photo) :
http://www.saal-digital.fr/livre-photo/
Eco-Carburant (sweet stunt4ever) :
http://www.ecocarburant.com/
Me suivre :
https://twitter.com/raphgilles
https://www.instagram.com/raphgilles
Snapchat : raphgilles
Filmé avec un Sony A7SII, une GoPro 3 Black Edition, un iPhone 6s & un DJI Phantom 3 Professionnal.
1M1D #1 : Ça fait plusieurs mois maintenant que je me tâte à me lancer dans les vlogs quotidiens. Mes journées n’étant pas assez remplies j’ai donc décidé de les résumer à 1 minute, et d’en faire une vidéo de 7 minutes par semaine. C’est ainsi que commence mon format "1 Minute 1 Day" 😊
J’espère que vous prendrez autant de plaisir à le regarder que j’ai pris du plaisir à le faire!
Musique par Andrew Applepie :
https://soundcloud.com/andrewapplepie
Voir la vidéo de Jorian :
https://youtu.be/IzwtulIq0_o
Saal-Digital (livre photo) :
http://www.saal-digital.fr/livre-photo/
Eco-Carburant (sweet stunt4ever) :
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0 vues • Il y a 1 an
1M1D #9 : Dernier épisode avant le mois de Septembre, travail oblige!
Cette semaine on est allé regarder les étoiles filantes au Lac du Salagou, et je me suis retrouvé sous un énorme orage alors que je roulais à moto.
Épisode précédent : https://raph.tv/play/bhewbDghM7gC
**Musique par :**
Dj Quads :
https://soundcloud.com/djquads
& Death & Rebirth :
https://soundcloud.com/deathandrebirth
**Me suivre :**
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**Mon matériel (liens affiliés) :**
Caméra (Sony A7SII) : https://amzn.to/3QR7K7C
Drone (DJI Phantom 3 Professionnal) : http://bit.ly/29FvkR0
Micro (Shure VP83) : http://bit.ly/29McW8A
Objectif grand angle (Sony 16-35mm) : http://bit.ly/29y08zr
Objectif zoom (Canon 70-300mm) : https://amzn.to/3UPyuqn
Bague d’adaptation Canon/Sony : http://bit.ly/2a5ctwX
Trépied articulé (Gorillapod) : https://amzn.to/4ao4bwQ
Sac drone (Manfrotto Aviator) : http://bit.ly/29EeEKx
1M1D #9 : Dernier épisode avant le mois de Septembre, travail oblige!
Cette semaine on est allé regarder les étoiles filantes au Lac du Salagou, et je me suis retrouvé sous un énorme orage alors que je roulais à moto.
Épisode précédent : https://raph.tv/play/bhewbDghM7gC
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0 vues • Il y a 1 an
On y est enfin! Me voici en Bretagne où j’explore un maximum d’endroits en trop peu de temps.
Aujourd’hui je vous emmène ainsi en haut de la montagne St Michel où j’ai découvert la chapelle du même nom, qui surplombe un paysage à couper le souffle.
À tout juste 1/2 heure de route de ce point culminant de la Bretagne se situe le bourg de Sibiril en bord de mer. Là bas, par le plus grand des hasards, nous avons assisté à la marée d’équinoxe qui est la plus importe de l’année.
Et pour terminer cette magnifique journée de découverte nous nous sommes rendu à Plouescat pour savourer le coucher de soleil.
Épisode précédent : https://raph.tv/play/fCQcFRCwtKrN
**Musique par Petit Biscuit :**
https://soundcloud.com/petitbiscuit
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On y est enfin! Me voici en Bretagne où j’explore un maximum d’endroits en trop peu de temps.
Aujourd’hui je vous emmène ainsi en haut de la montagne St Michel où j’ai découvert la chapelle du même nom, qui surplombe un paysage à couper le souffle.
À tout juste 1/2 heure de route de ce point culminant de la Bretagne se situe le bourg de Sibiril en bord de mer. Là bas, par le plus grand des hasards, nous avons assisté à la marée d’équinoxe qui est la plus importe de l’année.
Et pour terminer cette magnifique journée de découverte nous nous sommes rendu à Plouescat pour savourer le coucher de soleil.
Épisode précédent : https://raph.tv/play/fCQcFRCwtKrN
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1M1D#14 : Lundi je reçois mon nouveau Sony RX100 IV, Mardi je l’essaye, Mercredi je le démonte. Quoi de plus normal?
Je le dis dans la vidéo, mais dites moi si vous avez apprécié cette semaine malgré le fait qu’elle se soit beaucoup déroulée à l’intérieur 😊
Au passage, je fais une pause de 1 ou 2 semaines dans mes 1 Minute 1 Day mais je continue de publier quelques vidéos sous un différent format. Donc pas de soucis je vais continuer à vous donner des nouvelles!
**Musique par :**
Mounika. :
https://soundcloud.com/mounika-beat
& SAFAKASH :
https://soundcloud.com/safakash
& Dj Quads :
https://soundcloud.com/akadjquads
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Caméra de poche (Sony RX100IV) : http://bit.ly/2aX29Zq
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Micro (Shure VP83) : http://bit.ly/2gTa8eH
Objectif grand angle (Sony 16-35mm) : http://bit.ly/29y08zr
Objectif zoom (Canon 70-300mm) : http://bit.ly/2gDtDrh
Bague d’adaptation Canon/Sony : http://bit.ly/2a5ctwX
Trépied articulé (Gorillapod) : http://bit.ly/29uqO5B
Sac drone (Manfrotto Aviator) : http://bit.ly/29EeEKx
1M1D#14 : Lundi je reçois mon nouveau Sony RX100 IV, Mardi je l’essaye, Mercredi je le démonte. Quoi de plus normal?
Je le dis dans la vidéo, mais dites moi si vous avez apprécié cette semaine malgré le fait qu’elle se soit beaucoup déroulée à l’intérieur 😊
Au passage, je fais une pause de 1 ou 2 semaines dans mes 1 Minute 1 Day mais je continue de publier quelques vidéos sous un différent format. Donc pas de soucis je vais continuer à vous donner des nouvelles!
**Musique par :**
Mounika. :
https://soundcloud.com/mounika-beat
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2 vues • Il y a 1 an
Avec une semaine de retard, voici le 15ème épisode!
Qui n’a jamais rêvé d’avoir un quad Pikachu? Nathan a la chance d’en avoir eu un pour Noël!
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10 vues • Il y a 1 an
Elon Musk est devenu l’heureux propriétaire de Twitter pour la modique somme de 44 milliards de dollars. De prime abord, une actualité sans intérêt. Pourtant lorsqu’on creuse un peu, on réalise tout le danger que cela représente d’offrir nos données à une personnes d’extrême droite.
L’annonce du rachat a engendré un mouvement de masse vers Mastodon. Je vous explique pourquoi c’est une bonne nouvelle, et pourquoi vous devriez en faire autant.
**Mon serveur Mastodon :**
https://tooter.social/invite/kfEqaYNs
**Me suivre :**
https://raph.tv/links
**Sources :**
- Rachat de Twitter : « Le libertarien Elon Musk soutient une vision débridée de la liberté d’expression » (Le Monde)
https://www.lemonde.fr/idees/article/2022/04/28/rachat-de-twitter-le-libertarien-elon-musk-soutient-une-vision-debridee-de-la-liberte-d-expression_6123989_3232.html
- Elon Musk applique une logique libertarienne sur Twitter : vers une ’cannibalisation’ de la liberté ? (RTBF)
https://www.rtbf.be/article/elon-musk-applique-une-logique-libertarienne-sur-twitter-vers-une-cannibalisation-de-la-liberte-11101101
- Définition du libertarianisme (Wikipédia)
https://fr.wikipedia.org/wiki/Libertarianisme
- Tweet de The Associated Press :
https://nitter.fdn.fr/AP/status/1524510853713833986
- Tweet d’Elon Musk :
https://nitter.fdn.fr/elonmusk/status/1507259709224632344
- La persécution des homosexuels sous le Troisième Reich (The United States Holocaust Memorial Museum)
https://encyclopedia.ushmm.org/content/fr/article/gay-men-under-the-nazi-regime
Elon Musk est devenu l’heureux propriétaire de Twitter pour la modique somme de 44 milliards de dollars. De prime abord, une actualité sans intérêt. Pourtant lorsqu’on creuse un peu, on réalise tout le danger que cela représente d’offrir nos données à une personnes d’extrême droite.
L’annonce du rachat a engendré un mouvement de masse vers Mastodon. Je vous explique pourquoi c’est une bonne nouvelle, et pourquoi vous devriez en faire autant.
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- Rachat de Twitter : « Le libertarien Elon Musk soutient une vision débridée de la liberté d’expression » (Le Monde)
https://www.lemonde.fr/idees/article/2022/04/28/rachat-de-twitter-le-libertarien-elon-musk-soutient-une-vision-debridee-de-la-liberte-d-expression_6123989_3232.html
- Elon Musk applique une logique libertarienne sur Twitter : vers une ’cannibalisation’ de la liberté ? (RTBF)
https://www.rtbf.be/article/elon-musk-applique-une-logique-libertarienne-sur-twitter-vers-une-cannibalisation-de-la-liberte-11101101
- Définition du libertarianisme (Wikipédia)
https://fr.wikipedia.org/wiki/Libertarianisme
- Tweet de The Associated Press :
https://nitter.fdn.fr/AP/status/1524510853713833986
- Tweet d’Elon Musk :
https://nitter.fdn.fr/elonmusk/status/1507259709224632344
- La persécution des homosexuels sous le Troisième Reich (The United States Holocaust Memorial Museum)
https://encyclopedia.ushmm.org/content/fr/article/gay-men-under-the-nazi-regime
12 vues • Il y a 2 ans
Le 17 septembre 2018. Un autre coucher de soleil capturé sur la plage au bord de laquelle se trouvait mon habitation. J’écrivais :
Incroyable instant qu’est le coucher de soleil.
Quand il disparaît, loin là-bas, il emporte avec lui la journée qui vient de passer. Nous promettant de nous en apporter une nouvelle à son retour. Et c’est dans ce pacte muet signé par une déflagration de couleurs que nous le regardons continuer son éternelle ronde.
Bientôt une couverture d’étoiles viendra réchauffer nos rêves.
Un tour de Terre vient de se terminer. Un jour vient de s’achever. À demain.
19 vues • Il y a 2 ans
Le 23 septembre 2018.
Dans ma première exploration de l’île de Basse-Terre, je trouvais mon premier corail sur la plage de Petite Anse. Je m’étais promis de garder le premier sur lequel j’allais tomber. Il domine désormais fièrement ma pièce à vivre.
11 vues • Il y a 2 ans
Le 23 septembre 2018.
Dans ma première exploration de l’île de Basse-Terre, bien qu’impressionné par sa diversité, je m’attardais également sur ses détails.
2 vues • Il y a 2 ans
Le 11 novembre 2018.
Après avoir exploré la 3ème chute du Carbet, impressionnante cascade dont je parlerai plus tard, je m’arrêtais sur l’allée Dumanoir pour capturer ce coucher de soleil.
8 vues • Il y a 2 ans
Le 15 novembre 2018.
Sur la trace des Saintes, visibles en arrière-plan de cette image, je m’attardais sous un cocotier.
C’était une de mes promenades préférées. Facile à arpenter, la mer y est très expressive et la vue sur les îles est magnifique tout du long !
12 vues • Il y a 2 ans
Le 16 décembre 2018.
J’écrivais.
Ma Tya,
Quand je t’ai trouvé dans cette forêt avec ta sœur, jamais je n’aurais pensé autant m’attacher à toi. Au départ je pensais vous garder seulement quelques jours, tout au plus quelques semaines. Et puis je vous ai vu grandir. Je vous ai vu apprendre. Vous solidifier. Devenir plus courageuses. J’ai fait le début de votre éducation.
Et vos personnalités se sont affirmées. Ton côté clown très peu habile m’aura fait rire chaque jour. J’ai été fier de te voir sauter dans l’eau pour la première fois. Heureux de t’apprendre à t’asseoir avant de manger. Amusé de te voir tomber ou te cogner de toutes les façons possibles. Et surtout, très reconnaissant de la confiance que tu m’as accordé et ce dès les premiers instants. Car dans cette forêt tu ne m’as pas craint et tu es venue.
Ta rencontre restera gravée à tout jamais. Crois-moi, je t’ai aimé plus que j’ai aimé la plupart des Hommes que j’ai rencontré.
Je te souhaite le meilleur pour la suite. Merci ❤️
3 vues • Il y a 2 ans
Le 05 janvier 2019.
J'écrivais.
Si j’aime photographier la nature dans ses détails c’est bien pour une raison qui me tient à cœur. On retrouve en effet dans les plus fines coutures de la nature ce qui s’approche le plus de la perfection selon moi.
Quand on regarde la forêt dans son ensemble, tout paraît être un énorme désordre. Pourtant plus on s’approche d’un élément la composant, plus on réalise que finalement tout ce bordel est incroyablement bien organisé.
Pour chaque plante, chaque animal, chaque rivière ce sont des milliers, des millions d’années d’adaptation pour s’accorder à son voisin. Pour participer à un équilibre et pouvoir vivre dans son environnement.
N’oublions pas que ce n’est pas à la nature de s’adapter à nous, mais à nous de nous adapter à la nature dans laquelle nous vivons et dont nous faisons partie.
5 vues • Il y a 1 an
Le 16 janvier 2019.
J'écrivais.
En vous voyant dans cette forêt, j’aurais pu continuer ma route comme je me suis habitué à le faire. Toujours avec un sentiment de culpabilité, mais les animaux errants sont si nombreux en Guadeloupe... que puis-je y faire ?
Pourtant ce jour là je suis incapable d’expliquer ce qui m’a fait m’arrêter, mais je l’ai fait. Sans hésiter vous êtes venues à ma rencontre. Vous, si peureuses au quotidien, vous m’avez accordé votre confiance dès les premières secondes.
Je me suis alors porté garant de votre avenir. Et comme si nous avions signé un pacte, vous vous êtes portées garantes de ma bonne humeur.
Tout dans notre rencontre n’est dû qu’au hasard. À une succession de hasards qui pour une fois nous ont emmené à une belle aventure.
Finalement, votre vie ne commence pas si mal !
6 vues • Il y a 1 an
Le 18 janvier 2019.
J'écrivais.
Entre la mer et l’étang, le courant de mes pensées allait et venait au rythme des vagues.
Sous ce soleil à la chaleur rassurante, je me demandais où pouvait bien mener cette plage. Mes pieds s’enfonçant dans le sable brûlant, je savourais cet instant d’errance hasardeuse.
N’est ce pas là le but de la vie ? Explorer sans trop savoir où nous nous aventurons ? Sommes-nous voués à essayer de tout maîtriser ? Où vaut-il mieux accepter que finalement seul le hasard est maître de demain ?
Je ne peux pas décider de comment réagira le moindre grain de sable, la moindre goutte d’eau, ou la moindre feuille qui composent ma vie. Alors que faire ?
Mes pieds dans le sable brûlant, entre la mer et l’étang, j’aire.
4 vues • Il y a 1 an
Le 20 janvier 2019.
J'écrivais.
Quand je suis parti en Guadeloupe je ne savais pas à quoi m’attendre. Je ne pensais pas que ça allait devenir un coup de cœur. Les îles antillaises étaient vraiment bas dans ma liste. Mon environnement de prédilection aurait été plus froid, voir glacial.
Je ne connaissais rien de la culture de la Guadeloupe, de son histoire, de sa faune ou de sa flore. Bref, je suis arrivé ici dans un environnement totalement inconnu. Après avoir malgré tout vérifié qu’il n’y avait pas de serpents dangereux dont ma phobie est un véritable frein à mon besoin d’explorer 😅
4 mois plus tard je peux assurer que jamais un environnement n’avait autant mis mes sens en état d’éveil. Sa grande richesse culturelle, humaine et naturelle, sa diversité, son climat, sa géologie, sa nourriture... cet archipel est un trésor. Et je ne l’aurais jamais soupçonné !
Je réalise également, tristement, que la métropole française ne me comble pas et ne m’a jamais comblé. Notre nature, nous avons fini de la dévaster. De la souiller. Au profit de maisons où d’appartements avec vue sur la mer ou proches du ski. De lignes électriques. Des villes. De l’agriculture. Je sentais ne pas pouvoir m’épanouir là bas. J’en ai maintenant la confirmation.
Je ne sais pas si la Guadeloupe est l’endroit où je voudrai vivre, mais c’est là où je peux respirer.
3 vues • Il y a 1 an
Le 21 janvier 2019.
J'écrivais.
Cette éclipse de Lune, je ne savais même pas qu’elle aurait lieu. C’est en tombant au hasard sur un article en parlant, pile à l’heure du début, que j’ai sauté sur mon appareil photo pour me caler au bord de la plage et... voilà ! 🌑
6 vues • Il y a 1 an
Le 08 janvier 2019.
J'écrivais.
En arrivant en Guadeloupe et après une réflexion (et une pause) de plusieurs mois, j’ai pris la décision de changer le type de contenu que je proposais jusqu’à présent. Plus personnel, plus intime, plus centré sur moi-même. Quand à l’époque je me suis professionnalisé en tant que photographe et vidéaste c’est tout naturellement et de façon totalement inconsciente que j’ai appris à m’effacer : laissant la belle place au sujet.
Mais la belle place, j’ai décidé de me l’offrir et de mettre mes capacités au service de… moi-même, de mes idées, et de mes convictions. Car le malheur de toute personne étant emphatique et sachant « fabriquer » une image est d’attirer un type d’individu qui a besoin de ça pour exister : le pervers narcissique. Plusieurs fois dans ma vie j’ai été exploité, trompé, et laissé pour compte. Totalement dépouillé. Ce sont des personnes extrêmement destructrices et qui laissent une très grande sensation de vide intérieur quand enfin elles sortent de votre vie. Et puisque le karma n’existe pas : elles connaissent toujours une grande réussite sociale et professionnelle car elles savent manipuler avec une aisance incroyable. Finalement, alors que mes compétences ont été les outils de leurs réussites… elles m’ont laissé là : agonisant dans le désert.
C’est donc pour me re-reconstruire que je rend mon contenu plus humain. Que je m’exprime désormais dans ma langue maternelle. Que je vous fais part de mes faiblesses et de mes doutes. Car les afficher c’est aussi essayer de les assumer. Essayer. Et que vous soyez là pour regarder mes photos ou lire mes textes, sachez que votre participation bienveillante est plus efficace que toutes les séances de psy que j’ai pu faire ! 😆
Et c’est cette bienveillance que je veux encourager. Sans faire preuve d’un excédent de naïveté, je veux encore croire que le partage et la générosité existent. Que la concurrence n’est rien face à l’entraide. Et que si vous me suivez, c’est parce que vous vous reconnaissez dans ces valeurs humaines et écologiques que j’exprime quasi-quotidiennement. Et j’aimerai qu’ensemble, en toute simplicité, nous construisions une communauté bien intentionnée.
10 vues • Il y a 1 an
Le 14 mars 2019.
J'écrivais.
Vous l’aurez remarqué, je peine à me remettre à Instagram. Bien que j’ai programmé de quitter -en partie- la plate-forme d’ici quelques semaines, je dois avouer qu’il me tarde plus que je ne le pensais.
Marre de son algorithme qui nous éloigne de plus en plus au fil des jours. Marre de l’ambiance désertique qui en incombe.
Je m’intéresse beaucoup aux réseaux décentralisés du type Pixelfed, Mastodon et Peertube. Et je suis en train d’apprendre à mettre en place des instances pour enfin retrouver ma liberté de publication que j’ai perdu ici.
Vous imaginez ? J’ai arrêté de regarder la télévision il y a 14 ans car je ne supportais pas de ne pas contrôler ce que je regardais, et les principales plateformes sociales sont devenues pires avec leurs algorithmes mal-intentionnés. .
.
Bref. Mes derniers jours en Guadeloupe vont être intenses. Je suis reparti pour essayer 3 nouvelles voitures de Sixt afin d’explorer la Grande-Terre et le Nord de la Basse-Terre.
11 vues • Il y a 1 an
Le 26 mars 2019.
J'écrivais.
6 mois. J’ai passé 6 mois à arpenter les sentiers, les chemins, les routes, les rivières, les montagnes et la mer de la Guadeloupe.
Avant de partir, je tiens à remercier Anne-Lise, Sixt Angilles, @ig_guadeloupe_ et Bimwi pour leurs soutiens matériels et moraux.
Je pars avec beaucoup de nostalgie mais sans regret. Si j’ai adoré la Guadeloupe, et plus particulièrement la Basse-Terre, mon cœur est appelé ailleurs. Je rêverai d’explorer la Nouvelle-Zélande mais il y a très peu de chances que j’y parvienne un jour tant le budget nécessaire est immense.
Alors le temps et le hasard me porteront là où ils ont à me porter. À vrai dire je n’ai aucune vision sur ma vie au delà de mon départ de Guadeloupe dans quelques jours 😶
Une chose demeure certaine : je voudrai ne pas rester en métropole où je ne me suis jamais senti à ma place.
20 vues • Il y a 9 mois
Aucun jour ne passe sans que je bénisse l'infinité du hasard d'avoir fait se rencontrer nos chemins. Dans l'immensité vertigineuse de l'espace et du temps, dans cette même forêt, durant cette même seconde, nos existences se sont croisées et se sont liées.
Quand tu me regardes j'existe. Cette reconnaissance innocente, dénuée de tout intérêt, fait de toi le seul être en capacité d'aimer à être entré dans ma vie. Pour toi peu importe : Je ne suis jamais trop ni pas assez. Je suis. Et ça te suffit.
Et rien que pour ceci, merci.
Ceci peut aussi correspondre à "ard" :
25 vues • Il y a 7 ans
Cela fait maintenant quelques mois que je suis de retour en France. J’avais lu moults articles relatant la difficulté de revenir après un long voyage. Je savais. Pourtant j’ai vécu de plein fouet ce que certains appellent “le blues du voyageur”. A la différence que je ne me sentais déjà pas chez moi dans l’hexagone avant mon départ, et qu’en plus de vivre un manque et un décalage par rapport à mes proches, j’ai la confirmation certaine que ma place est ailleurs.
Je le ressentais avant et en ai eu la confirmation lorsque, comme pour faire un état des lieux, j’ai commencé à photographier la nature et les paysages. Les pays néolibéraux dépensent toute leur énergie à faire la guerre au vivant. De ce fait, après des décennies d’objetisation de la vie, il est devenu extrêmement difficile en France de trouver un paysage non affecté par l’activité humaine. Que ce soient des lignes à haute tension, des routes, des maisons, des tranchées, des villes, ou encore des monocultures, seuls les lieux les plus arides résistent face à notre avancée mortifère. A titre d’illustration il est bon de savoir que 9m2 de nature disparaissent sous le béton chaque seconde. Soit l’équivalent de la surface de 1 à 3 départements par décennie. Bien entendu cela va en s’accélérant.
Et ce fut un choc lorsqu’à mon retour, pour la première fois depuis 6 mois, j’apercevais le paysage français par le hublot de mon avion. Bien que les monocultures existaient également en Guadeloupe elles étaient bien moins invasives. C’est ainsi qu’après avoir évolué si longtemps au milieu d’une nature intacte, dense, et épanouie, observer toute cette étendue bétonnée, brûlée, et rasée m’a profondément bouleversé. Tout ce qui défilait sous mes yeux n’était que mort et désolation. Alors que les larmes me venaient, je me suis fait la promesse de continuer à résister et d’intensifier ma lutte contre ce système nauséabond.
Nous ne saccageons pas seulement notre environnement. Nous en faisons de même avec notre intérieur. Vous pensiez disposer librement de vos corps et de vos esprits ? Au risque de vous décevoir, non. Comment, alors que l’État impose le programme et la méthode d’éducation de nos jeunes aux écoles, peut-on encore croire développer notre propre pensée ? Comment, alors que 90% des médias appartiennent à une poignée de milliardaires (les 10% restants étant publics mais gérés par des lobbyistes), peut-on encore imaginer disposer d’un libre arbitre ? Bien sûr la réalité est terriblement plus sombre et tout est mis en œuvre, dès notre plus jeune âge et jusqu’à notre mort, pour nous priver de nos émotions et nous plonger dans une concurrence féroce. Le malheur des uns fait le bonheur des autres, parait-il. Et nous devrions nous contenter de ceci.
Et nos corps ? Quelques lignes suffiront à démontrer que nous n’en n’avons pas la pleine propriété, la plupart d’entre-nous s’en dépossédant la majeure partie de leur temps réveillé en échange de peu de sous. Bien souvent pour effectuer des tâches que l’esprit n’a pas envie de faire, soit dit en passant. Mais s’ils se détournent de la location de leurs corps à la société, comment peuvent-ils espérer survivre ? Alors si nous n’avons pas la liberté de faire ce que nous voulons, comme nous le voulons, quand nous le voulons, pouvons-nous toujours défendre l’idée que nous sommes libres de disposer de nos corps ?
Un exemple concret pour illustrer tous mes précédents propos est le suivant : Tout le monde est malheureux d’être responsable de la sixième extinction de masse des espèces. Pourtant personne ne pense avoir la liberté de changer de mode vie.
Traduisez ces deux phrases par : Le système néolibéral détruit le vivant. Le système néolibéral asservit les humains pour en faire ses outils de destruction.
Pourtant un autre monde est possible. L’humanité ne traverse pas sa première crise ni son premier changement de régime. La liberté suivant toujours son cours et étant aussi maitrisable que les éléments. C’est à dire pas du tout. Si Rome ne s’est pas faite en un jour, son déclin non plus. Pourtant lorsque les Wisigoths s’emparèrent de la ville, les peuples crièrent à la fin du monde. C’est ainsi que Jérôme de Palestine écrivit « *Avec une ville et une seule, est mort le monde entier* ». C’était en 410. Et en effet, après presque 1000 ans sous le régime de l’Empire Romain, il devait être bien difficile d’imaginer comment continuer d’exister. Pourtant nous nous en sommes sortis, et nous sommes là, à faire les timides face à un changement drastique (mais très excitant) de système après seulement un siècle d’égarement !
Bien que s’en soit une, je n’aime pas parler de révolution. C’est un mot que j’utilise très peu. Très certainement parce que la révolution française fut violente et menée par des privilégiés. Et sans surprise la société actuelle est basée sur ce modèle dans lequel les plus aisés conservent et assurent leurs acquis par la force. Non. Pour partir sur des bases saines, le changement doit être universel et s’effectuer de façon sereine. Il est temps pour l’humanité de s’appuyer sur ses savoirs, ses expériences, son histoire pour construire et reconstruire ce qu’elle a saccagé. Il est temps qu’elle fasse la paix avec la nature, donc avec elle-même.
Nous devons reconnaitre et accepter nos erreurs. Ne pas nous en vouloir. Car il est vrai que ce dernier siècle fut stimulant ! Nous avons fait plus de découvertes que jamais les autres civilisations réunies n’en ont faites. Nous avons créé la voiture, l’avion, la fusée, le satellite, avons inventé la télévision, internet, avons développé l’eau courante, l’électricité, les soins, avons pris conscience du droit des femmes et des LGBT… Si bien des combats restent à mener, il y a malgré tout vraiment de quoi s’enorgueillir ! Et si maintenant, nous mettions toute cette connaissance et tout ce savoir faire au service de notre environnement ? C’est sans doute le défit le plus exaltant de l’histoire de l’humanité, bien loin devant la conquête de l’espace !
Parce que s’atteler à le faire démontrera à quel point l’humain est un être ambitieux et sait rester solide face à la difficulté. Mais surtout parce qu’enfin nous aurons l’opportunité de mettre en application toutes nos valeurs positives comme l’amour, l’entraide, l’empathie, le respect ou encore le partage. Nous pourrons revaloriser la croissance intellectuelle, la connaissance, et la science. Et enfin nous aurons la chance de reconstruire, en nous basant sur toutes les richesses précédemment citées, un monde dans lequel nous serons en symbiose. Dans lequel nous remplacerons la destruction contre de l’harmonie, dans lequel l’objet sera moins intéressant que le vivant, dans lequel la domination fera place à la résilience. Alors nous lirons l’histoire d’aujourd’hui et comme nous en avons la sensation pour bien d’autres périodes, la considérerons comme extrêmement sombre, mais surtout très absurde. Et nous pourrons être fiers d’avoir fait preuve d’un fantastique courage collectif et de nous être opposés à l’horreur du néolibéralisme.
Oui, ma place est ailleurs. Dans cet autre monde que nous allons construire. Le pouvoir est entre nos mains.
Cela fait maintenant quelques mois que je suis de retour en France. J’avais lu moults articles relatant la difficulté de revenir après un long voyage. Je savais. Pourtant j’ai vécu de plein fouet ce que certains appellent “le blues du voyageur”. A la différence que je ne me sentais déjà pas chez moi dans l’hexagone avant mon départ, et qu’en plus de vivre un manque et un décalage par rapport à mes proches, j’ai la confirmation certaine que ma place est ailleurs.
Je le ressentais avant et en ai eu la confirmation lorsque, comme pour faire un état des lieux, j’ai commencé à photographier la nature et les paysages. Les pays néolibéraux dépensent toute leur énergie à faire la guerre au vivant. De ce fait, après des décennies d’objetisation de la vie, il est devenu extrêmement difficile en France de trouver un paysage non affecté par l’activité humaine. Que ce soient des lignes à haute tension, des routes, des maisons, des tranchées, des villes, ou encore des monocultures, seuls les lieux les plus arides résistent face à notre avancée mortifère. A titre d’illustration il est bon de savoir que 9m2 de nature disparaissent sous le béton chaque seconde. Soit l’équivalent de la surface de 1 à 3 départements par décennie. Bien entendu cela va en s’accélérant.
Et ce fut un choc lorsqu’à mon retour, pour la première fois depuis 6 mois, j’apercevais le paysage français par le hublot de mon avion. Bien que les monocultures existaient également en Guadeloupe elles étaient bien moins invasives. C’est ainsi qu’après avoir évolué si longtemps au milieu d’une nature intacte, dense, et épanouie, observer toute cette étendue bétonnée, brûlée, et rasée m’a profondément bouleversé. Tout ce qui défilait sous mes yeux n’était que mort et désolation. Alors que les larmes me venaient, je me suis fait la promesse de continuer à résister et d’intensifier ma lutte contre ce système nauséabond.
Nous ne saccageons pas seulement notre environnement. Nous en faisons de même avec notre intérieur. Vous pensiez disposer librement de vos corps et de vos esprits ? Au risque de vous décevoir, non. Comment, alors que l’État impose le programme et la méthode d’éducation de nos jeunes aux écoles, peut-on encore croire développer notre propre pensée ? Comment, alors que 90% des médias appartiennent à une poignée de milliardaires (les 10% restants étant publics mais gérés par des lobbyistes), peut-on encore imaginer disposer d’un libre arbitre ? Bien sûr la réalité est terriblement plus sombre et tout est mis en œuvre, dès notre plus jeune âge et jusqu’à notre mort, pour nous priver de nos émotions et nous plonger dans une concurrence féroce. Le malheur des uns fait le bonheur des autres, parait-il. Et nous devrions nous contenter de ceci.
Et nos corps ? Quelques lignes suffiront à démontrer que nous n’en n’avons pas la pleine propriété, la plupart d’entre-nous s’en dépossédant la majeure partie de leur temps réveillé en échange de peu de sous. Bien souvent pour effectuer des tâches que l’esprit n’a pas envie de faire, soit dit en passant. Mais s’ils se détournent de la location de leurs corps à la société, comment peuvent-ils espérer survivre ? Alors si nous n’avons pas la liberté de faire ce que nous voulons, comme nous le voulons, quand nous le voulons, pouvons-nous toujours défendre l’idée que nous sommes libres de disposer de nos corps ?
Un exemple concret pour illustrer tous mes précédents propos est le suivant : Tout le monde est malheureux d’être responsable de la sixième extinction de masse des espèces. Pourtant personne ne pense avoir la liberté de changer de mode vie.
Traduisez ces deux phrases par : Le système néolibéral détruit le vivant. Le système néolibéral asservit les humains pour en faire ses outils de destruction.
Pourtant un autre monde est possible. L’humanité ne traverse pas sa première crise ni son premier changement de régime. La liberté suivant toujours son cours et étant aussi maitrisable que les éléments. C’est à dire pas du tout. Si Rome ne s’est pas faite en un jour, son déclin non plus. Pourtant lorsque les Wisigoths s’emparèrent de la ville, les peuples crièrent à la fin du monde. C’est ainsi que Jérôme de Palestine écrivit « *Avec une ville et une seule, est mort le monde entier* ». C’était en 410. Et en effet, après presque 1000 ans sous le régime de l’Empire Romain, il devait être bien difficile d’imaginer comment continuer d’exister. Pourtant nous nous en sommes sortis, et nous sommes là, à faire les timides face à un changement drastique (mais très excitant) de système après seulement un siècle d’égarement !
Bien que s’en soit une, je n’aime pas parler de révolution. C’est un mot que j’utilise très peu. Très certainement parce que la révolution française fut violente et menée par des privilégiés. Et sans surprise la société actuelle est basée sur ce modèle dans lequel les plus aisés conservent et assurent leurs acquis par la force. Non. Pour partir sur des bases saines, le changement doit être universel et s’effectuer de façon sereine. Il est temps pour l’humanité de s’appuyer sur ses savoirs, ses expériences, son histoire pour construire et reconstruire ce qu’elle a saccagé. Il est temps qu’elle fasse la paix avec la nature, donc avec elle-même.
Nous devons reconnaitre et accepter nos erreurs. Ne pas nous en vouloir. Car il est vrai que ce dernier siècle fut stimulant ! Nous avons fait plus de découvertes que jamais les autres civilisations réunies n’en ont faites. Nous avons créé la voiture, l’avion, la fusée, le satellite, avons inventé la télévision, internet, avons développé l’eau courante, l’électricité, les soins, avons pris conscience du droit des femmes et des LGBT… Si bien des combats restent à mener, il y a malgré tout vraiment de quoi s’enorgueillir ! Et si maintenant, nous mettions toute cette connaissance et tout ce savoir faire au service de notre environnement ? C’est sans doute le défit le plus exaltant de l’histoire de l’humanité, bien loin devant la conquête de l’espace !
Parce que s’atteler à le faire démontrera à quel point l’humain est un être ambitieux et sait rester solide face à la difficulté. Mais surtout parce qu’enfin nous aurons l’opportunité de mettre en application toutes nos valeurs positives comme l’amour, l’entraide, l’empathie, le respect ou encore le partage. Nous pourrons revaloriser la croissance intellectuelle, la connaissance, et la science. Et enfin nous aurons la chance de reconstruire, en nous basant sur toutes les richesses précédemment citées, un monde dans lequel nous serons en symbiose. Dans lequel nous remplacerons la destruction contre de l’harmonie, dans lequel l’objet sera moins intéressant que le vivant, dans lequel la domination fera place à la résilience. Alors nous lirons l’histoire d’aujourd’hui et comme nous en avons la sensation pour bien d’autres périodes, la considérerons comme extrêmement sombre, mais surtout très absurde. Et nous pourrons être fiers d’avoir fait preuve d’un fantastique courage collectif et de nous être opposés à l’horreur du néolibéralisme.
Oui, ma place est ailleurs. Dans cet autre monde que nous allons construire. Le pouvoir est entre nos mains.
45 vues • Il y a 6 ans
C’était au début du mois de janvier 2020. Une scène de vie on ne peut plus banale. J’accompagne mon petit frère se faire soigner les dents, quand le dentiste engage la conversation sur les températures incroyablement douces pour cette période de l’année. Il a raison : 18 degrés la journée, à peine en dessous de 10 degrés la nuit. Il pointe le néolibéralisme du doigt. Très bien, nous allons pouvoir nous entendre ! Mais au fil de la discussion une phrase, aussi anodine puisse-t-elle sembler, lui échappe :
« Il va falloir s’y faire ! »
À son écoute je sens mon cœur qui s’emballe. L’émotion me submerger. Était-ce de la colère ? Était-ce de la peur ? Tout est allé trop vite pour que je m’en souvienne. Peut-être un peu des deux. Le fait est que sur le moment et avec le manque de recul, je n’ai rien trouvé de plus hasardeux que de lui répondre que ce n’était peut-être pas une bonne idée.
Quelques jours plus tard je regarde une émission politique. Le sujet de l’écologie, et plus particulièrement du dérèglement climatique, y est abordé. À nouveau c’est très rapide. Un intervenant lâche cette même phrase. Et encore je sens le monde s’écrouler sous mes pieds à son écoute : « Il va falloir s’y faire ! »
Mais que se passe-t-il ?
Nous arrivons enfin au 25 janvier pour qu’une 3ème expérience identique, lors d’un échange avec un libraire attristé de la fermeture de sa station de ski, me décide enfin de prendre le temps de décrypter cette sensation d’urgence qui s’empare de mon corps lorsqu’on me demande de m’habituer à la catastrophe climatique. C’est incontrôlable. Ça me prend de la tête aux pieds. Mes muscles se crispent, mon dos se redresse, mon rythme cardiaque s’accélère, mon cerveau perd toute sa capacité à aller chercher dans sa mémoire antérieure. Alors que mes interlocuteurs m’ordonnent de me soumettre à un futur déjà écrit, mon instinct de survie s’active avec violence et me suggère de fuir.
Parce que derrière ce « Il va falloir s’y faire ! » il ne s’agit pas simplement de se satisfaire d’événements climatiques plus violents ou de températures plus douces. Si seulement il ne s’agissait que de cela, il suffirait de déplacer quelques maisons par-ci par-là pour que tout aille mieux dans le meilleur des mondes. Non. Nous sommes dans une situation d’extrême urgence. Le vivant, dont l’humain ne peut se soustraire, est en péril. Et ce dans un avenir proche. Les scientifiques du GIEC prévoient [une multiplication des famines dans le monde d’ici 2050](https://www.franceinter.fr/environnement/le-giec-redoute-de-voir-la-planete-affamee-par-la-vitesse-du-rechauffement-climatique). Si cette annonce est très sombre pour l’avenir de l’humanité, il faut en regarder la source pour comprendre qu’elle vise beaucoup plus large : [la biodiversité des sols et de la nature est en train d’être radicalement exterminée](https://reporterre.net/Alerte-biodiversite-le-vivant-s-effondre) par le mode de vie capitaliste. La vie se raréfie à une vitesse vertigineuse et ceux qui vivent proche de la nature ne peuvent que le confirmer. [La 6ème extinction de masse des espèces est en cours](https://www.nationalgeographic.fr/environnement/la-sixieme-extinction-massive-deja-commence), et elle d’origine humaine.
Dois-je m’y habituer ? Dois-je accepter ce sort promis ? La réponse se résume en 3 lettres : non. Je refuse, mon corps refuse, mon esprit refuse. Parce que nous habitons la seule planète vivante que nous connaissons à l’heure actuelle. Parce que je refuse de me rendre complice, par mon asservissement au telos néolibéral, de la transformation de cet astre en un vulgaire cailloux.
Le vivant est en train d’être massacré par le suicide de l’être humain. Et comme d’autres personnes lors de périodes graves de l’histoire, je fais instinctivement partie du camps des optimistes. Face à l’horreur et à la barbarie, nous sommes des millions à ne pouvoir nous soumettre à travers le monde. [Le néolibéralisme est en train de sombrer](https://www.huffingtonpost.fr/entry/barometre-edelman-capitalisme_fr_5e26b728c5b673621f7b2311) face à la résistance et ça, c’est certain, il va falloir s’y faire.
C’était au début du mois de janvier 2020. Une scène de vie on ne peut plus banale. J’accompagne mon petit frère se faire soigner les dents, quand le dentiste engage la conversation sur les températures incroyablement douces pour cette période de l’année. Il a raison : 18 degrés la journée, à peine en dessous de 10 degrés la nuit. Il pointe le néolibéralisme du doigt. Très bien, nous allons pouvoir nous entendre ! Mais au fil de la discussion une phrase, aussi anodine puisse-t-elle sembler, lui échappe :
« Il va falloir s’y faire ! »
À son écoute je sens mon cœur qui s’emballe. L’émotion me submerger. Était-ce de la colère ? Était-ce de la peur ? Tout est allé trop vite pour que je m’en souvienne. Peut-être un peu des deux. Le fait est que sur le moment et avec le manque de recul, je n’ai rien trouvé de plus hasardeux que de lui répondre que ce n’était peut-être pas une bonne idée.
Quelques jours plus tard je regarde une émission politique. Le sujet de l’écologie, et plus particulièrement du dérèglement climatique, y est abordé. À nouveau c’est très rapide. Un intervenant lâche cette même phrase. Et encore je sens le monde s’écrouler sous mes pieds à son écoute : « Il va falloir s’y faire ! »
Mais que se passe-t-il ?
Nous arrivons enfin au 25 janvier pour qu’une 3ème expérience identique, lors d’un échange avec un libraire attristé de la fermeture de sa station de ski, me décide enfin de prendre le temps de décrypter cette sensation d’urgence qui s’empare de mon corps lorsqu’on me demande de m’habituer à la catastrophe climatique. C’est incontrôlable. Ça me prend de la tête aux pieds. Mes muscles se crispent, mon dos se redresse, mon rythme cardiaque s’accélère, mon cerveau perd toute sa capacité à aller chercher dans sa mémoire antérieure. Alors que mes interlocuteurs m’ordonnent de me soumettre à un futur déjà écrit, mon instinct de survie s’active avec violence et me suggère de fuir.
Parce que derrière ce « Il va falloir s’y faire ! » il ne s’agit pas simplement de se satisfaire d’événements climatiques plus violents ou de températures plus douces. Si seulement il ne s’agissait que de cela, il suffirait de déplacer quelques maisons par-ci par-là pour que tout aille mieux dans le meilleur des mondes. Non. Nous sommes dans une situation d’extrême urgence. Le vivant, dont l’humain ne peut se soustraire, est en péril. Et ce dans un avenir proche. Les scientifiques du GIEC prévoient [une multiplication des famines dans le monde d’ici 2050](https://www.franceinter.fr/environnement/le-giec-redoute-de-voir-la-planete-affamee-par-la-vitesse-du-rechauffement-climatique). Si cette annonce est très sombre pour l’avenir de l’humanité, il faut en regarder la source pour comprendre qu’elle vise beaucoup plus large : [la biodiversité des sols et de la nature est en train d’être radicalement exterminée](https://reporterre.net/Alerte-biodiversite-le-vivant-s-effondre) par le mode de vie capitaliste. La vie se raréfie à une vitesse vertigineuse et ceux qui vivent proche de la nature ne peuvent que le confirmer. [La 6ème extinction de masse des espèces est en cours](https://www.nationalgeographic.fr/environnement/la-sixieme-extinction-massive-deja-commence), et elle d’origine humaine.
Dois-je m’y habituer ? Dois-je accepter ce sort promis ? La réponse se résume en 3 lettres : non. Je refuse, mon corps refuse, mon esprit refuse. Parce que nous habitons la seule planète vivante que nous connaissons à l’heure actuelle. Parce que je refuse de me rendre complice, par mon asservissement au telos néolibéral, de la transformation de cet astre en un vulgaire cailloux.
Le vivant est en train d’être massacré par le suicide de l’être humain. Et comme d’autres personnes lors de périodes graves de l’histoire, je fais instinctivement partie du camps des optimistes. Face à l’horreur et à la barbarie, nous sommes des millions à ne pouvoir nous soumettre à travers le monde. [Le néolibéralisme est en train de sombrer](https://www.huffingtonpost.fr/entry/barometre-edelman-capitalisme_fr_5e26b728c5b673621f7b2311) face à la résistance et ça, c’est certain, il va falloir s’y faire.
14 vues • Il y a 6 ans
Il se passe en France et ailleurs dans le monde quelque chose d’inédit. Les pays dans lesquels l’ingérence américaine se fait la plus forte voient les voiles du fascisme se gonfler d’un grand vent néolibéral. En réponse à cette montée en puissance de ces régimes, [des insurrections éclatent partout sur la planète](https://www.francetvinfo.fr/monde/proche-orient/liban/liban-chili-hong-kong-soudan-pourquoi-le-monde-est-il-en-train-de-se-soulever_3672025.html). C’est dans ce genre de situation que l’histoire se fait criante. Aujourd’hui elle nous rappelle que toujours dans les périodes les plus sombres des derniers siècles, le capitalisme était quelque part à l’œuvre.
Ces trois dernières années en France nous ont fait entrer dans cette aire. Pas que les précédents gouvernements n’aient fait preuve de fascisme, mais toujours avec plus de pudeur. Seulement nous arrivons à une période charnière de l’existence humaine et c’est notre environnement qui nous y emmène : les limites de la croissance commencent à se faire ressentir, remettant en question la raison d’exister du système capitaliste. Et il ne faut pas tomber dans le piège du discours de nos actuels “représentants” lorsque ceux-ci proclament que nous pourrons toujours miser sur la croissance des liens. Le sous-entendu est flagrant : ils souhaitent monétiser la famille, l’amitié, l’amour après les avoir détruit. Tout ce qui fait de nous des êtres de société. C’est déjà observable au travers des réseaux des GAFAM qui décident à notre place de qui et quoi nous allons pouvoir jouir. L’algorithme de Facebook décide avec qui nous gardons des liens d’amitié, celui de Tinder de qui nous allons tomber amoureux, ceux de YouTube et Netflix de quelle culture va s’afficher sur nos écrans, ect ect. Avec une variable constante : plus on est riche, plus l’accès à cette mise en réseau est complète.
Il faut bien comprendre que le capitalisme fait ce qu’il a à faire : il fait tourner son moteur (la croissance) quel que soit le secteur à rendre rentable. Ce n’était pas un problème lorsqu’au début du XXème siècle une machine pouvait prendre la place de plusieurs dizaines d’Hommes tout en conservant une forte croissance. C’est ce qui permis l’accumulation, non sans batailles, de grandes avancées sociales : obtention des congés payés, réduction du nombre d’heures travaillées chaque semaine, départ à la retraite de plus en plus tôt, ect ect… Tout tendait d’apparence vers le mieux.
C’était sans compter sur les limites de la soutenabilité par le système Terre de notre épanouissement croissant. Les signes d’affaiblissement de la croissance se font de plus en plus visibles. Et avec l’anéantissement de la biodiversité, du crime climatique, ou encore de l’appauvrissement culturel, la globalisation du fascisme partout dans le monde est l’un des signaux d’alarme que nous devrions écouter. Car désormais, pour ceux qui s’en font les garants, tout est acceptable tant que c’est fait au nom de la croissance. Comme par exemple éborgner des dizaines d’humains qui ne voulaient qu’exprimer toute la difficulté de leurs vies, en mutiler d’autres, diaboliser toute forme d’opposition politique, ou encore faire passer une réforme de force malgré le désaccord de la majorité des citoyens et ce dans des conditions incroyablement anti-démocratiques.
Cette réforme du système des retraites en précède d’autres du même acabit comme [la diminution drastique du droit d’accès au chômage](https://peertube.club/videos/watch/439217a9-95b0-43ec-a9aa-fc7e4a390532). Comme un acharnement sur le temps passé à travailler. Mais pourquoi ? Si ça reste à démontrer, je pressens que ça pourrait être le symptôme du ralentissement de notre avancée technique et technologique. De ce fait les machines remplaceraient de moins en moins d’Hommes, poussant ces derniers à travailler plus pour conserver la sacre-sainte croissance. Ça s’observe déjà dans notre quotidien : les caisses automatiques ne remplacent que 3 à 5 personnes, les bornes d’autoroutes qu’une seule. Même Amazon peine à réduire la main d’œuvre dans ses entrepôts !
// Il est évident que ces affirmations s’inscrivent dans le cadre néolibéral, et que je ne promeus pas la mécanisation qui engendre bien des malheurs pour ceux qui se font prendre leur travail. Je suis pour le salaire à vie ([façon Bernard Friot](https://invidio.us/watch?v=tqC1fQSsxr0)) et la reconnaissance du droit à l’oisiveté qui doit aller de pair avec le droit au travail. Car si on ne reconnait que le droit au travail, alors ce n’est plus un droit mais une obligation. C’est ainsi que le travail devient un outil d’asservissement. //
Mais c’est sur l’avenir que nous devrions nous concentrer. Car lorsqu’une société se laisse tenter par le fascisme, ce sont toujours les derniers à avoir acquis des droits qui les perdent. Mais aussi les plus faibles, ceux qui ne peuvent pas produire autant de richesse que les autres et qui sont bien souvent sans défense. Et je crains pour toutes ces communautés qui ont lutté durant des décennies pour enfin gagner en sérénité. Ne laissons pas l’espoir d’une égalité disparaitre au bénéfice d’une hypothétique sécurité. Gardons la tête haute. Car lorsque certains font le pire, ils donnent raison aux autres. Nous sommes ces autres. Et désaveu de démocratie après désaveu de démocratie, les néolibéraux nous préparent la victoire. Non pas parce que nous sommes les plus forts. Mais parce que ça ne peut se passer autrement. Car plus personne ne croit en leur monde qui s’effondre. Nous allons vaincre. Pour qu’enfin la solidarité, la fraternité, la liberté, et la bienveillance brillent à nouveau.
Il se passe en France et ailleurs dans le monde quelque chose d’inédit. Les pays dans lesquels l’ingérence américaine se fait la plus forte voient les voiles du fascisme se gonfler d’un grand vent néolibéral. En réponse à cette montée en puissance de ces régimes, [des insurrections éclatent partout sur la planète](https://www.francetvinfo.fr/monde/proche-orient/liban/liban-chili-hong-kong-soudan-pourquoi-le-monde-est-il-en-train-de-se-soulever_3672025.html). C’est dans ce genre de situation que l’histoire se fait criante. Aujourd’hui elle nous rappelle que toujours dans les périodes les plus sombres des derniers siècles, le capitalisme était quelque part à l’œuvre.
Ces trois dernières années en France nous ont fait entrer dans cette aire. Pas que les précédents gouvernements n’aient fait preuve de fascisme, mais toujours avec plus de pudeur. Seulement nous arrivons à une période charnière de l’existence humaine et c’est notre environnement qui nous y emmène : les limites de la croissance commencent à se faire ressentir, remettant en question la raison d’exister du système capitaliste. Et il ne faut pas tomber dans le piège du discours de nos actuels “représentants” lorsque ceux-ci proclament que nous pourrons toujours miser sur la croissance des liens. Le sous-entendu est flagrant : ils souhaitent monétiser la famille, l’amitié, l’amour après les avoir détruit. Tout ce qui fait de nous des êtres de société. C’est déjà observable au travers des réseaux des GAFAM qui décident à notre place de qui et quoi nous allons pouvoir jouir. L’algorithme de Facebook décide avec qui nous gardons des liens d’amitié, celui de Tinder de qui nous allons tomber amoureux, ceux de YouTube et Netflix de quelle culture va s’afficher sur nos écrans, ect ect. Avec une variable constante : plus on est riche, plus l’accès à cette mise en réseau est complète.
Il faut bien comprendre que le capitalisme fait ce qu’il a à faire : il fait tourner son moteur (la croissance) quel que soit le secteur à rendre rentable. Ce n’était pas un problème lorsqu’au début du XXème siècle une machine pouvait prendre la place de plusieurs dizaines d’Hommes tout en conservant une forte croissance. C’est ce qui permis l’accumulation, non sans batailles, de grandes avancées sociales : obtention des congés payés, réduction du nombre d’heures travaillées chaque semaine, départ à la retraite de plus en plus tôt, ect ect… Tout tendait d’apparence vers le mieux.
C’était sans compter sur les limites de la soutenabilité par le système Terre de notre épanouissement croissant. Les signes d’affaiblissement de la croissance se font de plus en plus visibles. Et avec l’anéantissement de la biodiversité, du crime climatique, ou encore de l’appauvrissement culturel, la globalisation du fascisme partout dans le monde est l’un des signaux d’alarme que nous devrions écouter. Car désormais, pour ceux qui s’en font les garants, tout est acceptable tant que c’est fait au nom de la croissance. Comme par exemple éborgner des dizaines d’humains qui ne voulaient qu’exprimer toute la difficulté de leurs vies, en mutiler d’autres, diaboliser toute forme d’opposition politique, ou encore faire passer une réforme de force malgré le désaccord de la majorité des citoyens et ce dans des conditions incroyablement anti-démocratiques.
Cette réforme du système des retraites en précède d’autres du même acabit comme [la diminution drastique du droit d’accès au chômage](https://peertube.club/videos/watch/439217a9-95b0-43ec-a9aa-fc7e4a390532). Comme un acharnement sur le temps passé à travailler. Mais pourquoi ? Si ça reste à démontrer, je pressens que ça pourrait être le symptôme du ralentissement de notre avancée technique et technologique. De ce fait les machines remplaceraient de moins en moins d’Hommes, poussant ces derniers à travailler plus pour conserver la sacre-sainte croissance. Ça s’observe déjà dans notre quotidien : les caisses automatiques ne remplacent que 3 à 5 personnes, les bornes d’autoroutes qu’une seule. Même Amazon peine à réduire la main d’œuvre dans ses entrepôts !
// Il est évident que ces affirmations s’inscrivent dans le cadre néolibéral, et que je ne promeus pas la mécanisation qui engendre bien des malheurs pour ceux qui se font prendre leur travail. Je suis pour le salaire à vie ([façon Bernard Friot](https://invidio.us/watch?v=tqC1fQSsxr0)) et la reconnaissance du droit à l’oisiveté qui doit aller de pair avec le droit au travail. Car si on ne reconnait que le droit au travail, alors ce n’est plus un droit mais une obligation. C’est ainsi que le travail devient un outil d’asservissement. //
Mais c’est sur l’avenir que nous devrions nous concentrer. Car lorsqu’une société se laisse tenter par le fascisme, ce sont toujours les derniers à avoir acquis des droits qui les perdent. Mais aussi les plus faibles, ceux qui ne peuvent pas produire autant de richesse que les autres et qui sont bien souvent sans défense. Et je crains pour toutes ces communautés qui ont lutté durant des décennies pour enfin gagner en sérénité. Ne laissons pas l’espoir d’une égalité disparaitre au bénéfice d’une hypothétique sécurité. Gardons la tête haute. Car lorsque certains font le pire, ils donnent raison aux autres. Nous sommes ces autres. Et désaveu de démocratie après désaveu de démocratie, les néolibéraux nous préparent la victoire. Non pas parce que nous sommes les plus forts. Mais parce que ça ne peut se passer autrement. Car plus personne ne croit en leur monde qui s’effondre. Nous allons vaincre. Pour qu’enfin la solidarité, la fraternité, la liberté, et la bienveillance brillent à nouveau.
99 vues • Il y a 3 ans
Voici maintenant un certain nombre d’années que j’ai publié deux articles en rapport avec le partage sur le web. Le premier vous expliquant que je quittais Facebook, autrefois plateforme suprême du partage de liens entre personnes. Le deuxième questionnant le modèle de la plateforme uTip, et rappelant surtout les effets néfastes qu’ont eu les algorithmes discriminants pour le partage.
J’avais baissé les bras lorsque j’ai trouvé LA plateforme, qui est plutôt un protocole, ultime et sur laquelle aucune société privée ne pourra mettre en place d’algorithmes privateurs de visibilité au bénéfice de la publicité : Mastodon. Mais également PeerTube et Pixelfed. Les trois plateformes étant interconnectées car utilisant un protocole commun portant le doux nom de Fediverse.
## 2010, la fin de l’ère du web du partage
Lorsque le web s’est démocratisé dans les années 2000, c’était avant tout car il favorisait l’échange entre humains. Que ce soit par le biais de forums de discussion, de tchats, de sites persos, de blogs… Tout était prétexte à échanger, à communiquer, et le partage allait de bon train.
Et puis les premières plateformes centralisées sont arrivées. Toutes proposant des services qui, au départ, allaient dans le sens du partage. YouTube et Dailymotion qui permettaient de diffuser des vidéos plus facilement, Facebook et Twitter qui permettaient de partager des liens ou du textes, Instagram qui permettait de partager des photos.

*L'interface de YouTube en 2008*
Ainsi, il était possible de publier une vidéo sur YouTube et de partager son lien sur Facebook. Et si le contenu était qualitatif, alors on pouvait espérer un effet boule de neige et voir son travail récompensé par une audience digne de ce nom. C’était l’âge d’or du partage sur le web. Et la promesse de tous les possibles.
Et puis aux alentours de 2010, toutes ces entreprises sont passées en bourse, devant adopter par la même occasion des modèles économiques féroces afin de répondre aux exigences de leurs investisseurs. La stratégie fut la même partout : Mettre en place des algorithmes privateurs de visibilité en faveur de la publicité. Ainsi le contenu original et qualitatif a été remplacé par du contenu “choc”. Captant notre attention et encadrant des espaces publicitaires.
Ces plateformes qui étaient au départ d’incroyables outils de partage s’étaient ainsi transformées en panneaux publicitaires. Exit les créateurs de contenu. Exit la mise en lien, essence d’internet, entre humains. Nous venions d’entamer **l’ère de la marchandisation du web**.
## L’ère de la marchandisation du web : La traversée du désert
Tout site ayant pour modèle économique la publicité a une priorité absolue : capter notre attention. Plus nous leur consacrons du temps, plus nous sommes exposés à de la publicité, plus ils font des bénéfices. Que nous soyons sur Facebook, Instagram, Twitter, ou YouTube, le contenu auquel nous y sommes exposés nous y est imposé. Si le système d’abonnements nous donne l’illusion du choix et du contrôle, il n’en est rien. Les algorithmes nous sont vendus comme nous facilitant la vie, là où en réalité ils compliquent l’accès au contenu qui nous intéresse le plus.

*“Reaching people on the internet”*
*Crédit : [The Oatmeal](https://theoatmeal.com/comics/reaching_people)*
De ce fait, l’ère de la marchandisation du web est celle dans laquelle l’utilisateur aire, devenu totalement passif. Il suffit d’essayer TikTok une heure pour en faire l’expérience. Nous qui pensions nous émanciper de la télévision où le programme nous était imposé… nous sommes laissés piégés par les GAFAMs qui reproduisent exactement le même schéma infantilisant.
Côté créateurs de contenu ce fut la débandade. Alors que Facebook permettait de générer un effet de viralité des publications et ainsi d’assurer une visibilité conséquente à tout travail bien léché, qu’Instagram permettait de toucher des centaines de milliers d’utilisateurs, ou que YouTube ouvrait la possibilité de toucher un revenu tout en garder sa créativité intacte… Tout est devenu extrêmement vaporeux et précarisant lorsque les algorithmes se sont durcis. Là où le modèle de base récompensait la qualité, le nouveau modèle récompensait… nous ne savons pas. Et nous ne saurons jamais. Dans tous les cas la traversée du désert était bel et bien entamée pour les personnes qui, comme moi, utilisaient le web pour partager leurs œuvres avec le reste du monde.
C’est ce moment que j’ai choisi pour quitter Facebook. Quelques temps plus tard j’arrêtais de faire des vidéos. Et depuis, je ne poste des photos qu’au compte goute lorsque le cœur m’en dit. Mais…
## Des médias sociaux éthiques existent
Alors que tout semblait définitivement acquis à la loi du plus riche, de nouveaux médias sociaux ont pointé le bout de leur nez. Ou de leur trompe.
J’ai découvert Mastodon fin 2018. Et ce fut un coup de cœur immédiat. Pas d’algorithme autre qu’antéchronologique, pas de société propriétaire multimilliardaire dont l’unique objectif est d’être rentable, un état d’esprit globalement bienveillant, des échanges toujours très intéressants. Et un peu à l’instar des forums de discussion chacun peut créer son propre serveur avec ses propres règles.

*Source : [joinmastodon.org](https://joinmastodon.org/fr/servers)*
Et si la surprise était déjà excellente, je découvrais dans le même temps la mécanique et les autres plateformes du Fediverse, protocole utilisé par Mastodon pour que chaque serveur puisse communiquer. Vous savez ? C’est exactement comme le sms ou le mail. On peut envoyer un sms depuis un iPhone à un ami qui possède un Android et les deux téléphones sont capables d’interpréter votre échange. La mise en page diffère cependant selon le modèle de smartphone.
Pour le Fediverse c’est le même principe. Un message peut prendre la forme d’un texte, à l’instar de Twitter. Ou d’une vidéo, à l’instar de YouTube. Ou d’une image, à l’instar d’Instagram. Et devinez quoi ? Il existe différentes plateformes plutôt orientées texte, vidéo ou photo et capables de toutes communiquer entre-elles. Il s’agit de Mastodon que j’ai déjà évoqué, PeerTube, et Pixelfed. Puisque les 3 plateformes utilisent le même protocole -le Fediverse- il est possible de suivre un compte Pixelfed depuis Mastodon, un compte PeerTube depuis Mastodon, un compte Mastodon depuis Pixelfed… Et de commenter les publications directement depuis sa plateforme favorite.
Imaginez pouvoir commenter une vidéo YouTube avec un compte Twitter, ou un tweet depuis votre compte Instagram… C’est ce que permet le Fediverse.


*Exemple d’une publication sur PeerTube. Si l’affichage diffère selon si on est sur PeerTube ou Mastodon, il ne s’agit pourtant que d’une seule et même publication.*
## Des milliers de propriétaires : L’ère de la (re)décentralisation
Au départ, aller sur le web était synonyme de diversité. Nous avions une multitude de sites à aller surveiller quotidiennement. C’était un enrichissement permanent. Pas tant par la foison de sites qui se proposaient à nous, mais surtout parce que nous étions investis dans la recherche du contenu. Google a d’ailleurs tiré son épingle du jeu à ce moment précis. Faire des recherches et découvrir des pépites étant le but du jeu.
Le web était alors décentralisé. Chaque sujet avait son forum de discussions. Beaucoup de monde tenait également son site, ou son blog, pour partager son expérience avec les autres. C’était à la fois riche, mais difficile à suivre. C’est en offrant une réponse à cette difficulté que Facebook a pris de l’ampleur. Sur ce seul site nous pouvions nous exprimer, partager des photos, des moments de vie, des conseils, des vidéos… Le tout sans avoir à jongler savamment entre différents sites. C’est le symbole de la centralisation du web.
Le Fediverse allie les forces de la centralisations ainsi que celles de la décentralisation. Une seule plateforme, des milliers de serveurs tous connectés les uns aux autres. Si la plateforme est la même, chaque administrateur applique la politique qu’il souhaite sur son serveur. Si cette proximité retrouvée avec l’administrateur peut au départ intimider, le fait est que ce modèle permet d’éviter que toutes les dérives observées chez les GAFAMs se reproduisent.
La plupart des serveurs sont soit directement financés par leurs administrateurs, soit autofinancés par leurs communautés. Ainsi, la publicité et les algorithmes qui vont avec, n’ont pas leur place sur le réseau. Et pour être administrateur de trois serveurs je peux vous assurer que lorsqu’on propose des services de communication à des personnes, on se sent responsables de la sécurité de leurs données.
Car oui. Pour en revenir à mon sinueux parcours, j’en suis là. Lorsque j’ai découvert Mastodon, j’ai d’abord expérimenté l’outil sur de gros serveurs, pour très vite ressentir la nécessité de prendre mon autonomie et d’avoir les miens. Autrefois administrateur de deux gros forums, j’étais à l’aise avec les notions d’administration et de modération. Et je trouve qu’il est toujours plus agréable et sécurisant d’être “chez soi”. Autant d’invités puis-je avoir.
Si j’administre [tooter‧social](https://tooter.social/), [peertube‧stream](https://peertube.stream/) et [pixelfed.fr](https://pixelfed.fr/) ce n’est pas seulement pour le loisir. C’est aussi par convictions. Car j’ai retrouvé avec le Fediverse l’essence même du web : du lien, du partage, de l’ouverture, de l’enrichissement, de l’humanité. Tout l’inverse de l’expérience que nous proposent désormais les GAFAMs. C’est pour toutes ces raisons que le Fediverse est devenu mon principal outil de partage sur le web. C’est également pour toutes ces raisons que mes instances sont ouvertes à tous : pour permettre à d’autres de profiter de cette fenêtre sur le monde.
Si l’ère de sa marchandisation est loin d’être terminée, le Fediverse et ses 9 millions d’utilisateurs redonnent toute sa grâce à la raison d’exister du web : Le partage.
L’ère du web du partage est terminée. Vive l’ère du web partage !
Voici maintenant un certain nombre d’années que j’ai publié deux articles en rapport avec le partage sur le web. Le premier vous expliquant que je quittais Facebook, autrefois plateforme suprême du partage de liens entre personnes. Le deuxième questionnant le modèle de la plateforme uTip, et rappelant surtout les effets néfastes qu’ont eu les algorithmes discriminants pour le partage.
J’avais baissé les bras lorsque j’ai trouvé LA plateforme, qui est plutôt un protocole, ultime et sur laquelle aucune société privée ne pourra mettre en place d’algorithmes privateurs de visibilité au bénéfice de la publicité : Mastodon. Mais également PeerTube et Pixelfed. Les trois plateformes étant interconnectées car utilisant un protocole commun portant le doux nom de Fediverse.
## 2010, la fin de l’ère du web du partage
Lorsque le web s’est démocratisé dans les années 2000, c’était avant tout car il favorisait l’échange entre humains. Que ce soit par le biais de forums de discussion, de tchats, de sites persos, de blogs… Tout était prétexte à échanger, à communiquer, et le partage allait de bon train.
Et puis les premières plateformes centralisées sont arrivées. Toutes proposant des services qui, au départ, allaient dans le sens du partage. YouTube et Dailymotion qui permettaient de diffuser des vidéos plus facilement, Facebook et Twitter qui permettaient de partager des liens ou du textes, Instagram qui permettait de partager des photos.

*L'interface de YouTube en 2008*
Ainsi, il était possible de publier une vidéo sur YouTube et de partager son lien sur Facebook. Et si le contenu était qualitatif, alors on pouvait espérer un effet boule de neige et voir son travail récompensé par une audience digne de ce nom. C’était l’âge d’or du partage sur le web. Et la promesse de tous les possibles.
Et puis aux alentours de 2010, toutes ces entreprises sont passées en bourse, devant adopter par la même occasion des modèles économiques féroces afin de répondre aux exigences de leurs investisseurs. La stratégie fut la même partout : Mettre en place des algorithmes privateurs de visibilité en faveur de la publicité. Ainsi le contenu original et qualitatif a été remplacé par du contenu “choc”. Captant notre attention et encadrant des espaces publicitaires.
Ces plateformes qui étaient au départ d’incroyables outils de partage s’étaient ainsi transformées en panneaux publicitaires. Exit les créateurs de contenu. Exit la mise en lien, essence d’internet, entre humains. Nous venions d’entamer **l’ère de la marchandisation du web**.
## L’ère de la marchandisation du web : La traversée du désert
Tout site ayant pour modèle économique la publicité a une priorité absolue : capter notre attention. Plus nous leur consacrons du temps, plus nous sommes exposés à de la publicité, plus ils font des bénéfices. Que nous soyons sur Facebook, Instagram, Twitter, ou YouTube, le contenu auquel nous y sommes exposés nous y est imposé. Si le système d’abonnements nous donne l’illusion du choix et du contrôle, il n’en est rien. Les algorithmes nous sont vendus comme nous facilitant la vie, là où en réalité ils compliquent l’accès au contenu qui nous intéresse le plus.

*“Reaching people on the internet”*
*Crédit : [The Oatmeal](https://theoatmeal.com/comics/reaching_people)*
De ce fait, l’ère de la marchandisation du web est celle dans laquelle l’utilisateur aire, devenu totalement passif. Il suffit d’essayer TikTok une heure pour en faire l’expérience. Nous qui pensions nous émanciper de la télévision où le programme nous était imposé… nous sommes laissés piégés par les GAFAMs qui reproduisent exactement le même schéma infantilisant.
Côté créateurs de contenu ce fut la débandade. Alors que Facebook permettait de générer un effet de viralité des publications et ainsi d’assurer une visibilité conséquente à tout travail bien léché, qu’Instagram permettait de toucher des centaines de milliers d’utilisateurs, ou que YouTube ouvrait la possibilité de toucher un revenu tout en garder sa créativité intacte… Tout est devenu extrêmement vaporeux et précarisant lorsque les algorithmes se sont durcis. Là où le modèle de base récompensait la qualité, le nouveau modèle récompensait… nous ne savons pas. Et nous ne saurons jamais. Dans tous les cas la traversée du désert était bel et bien entamée pour les personnes qui, comme moi, utilisaient le web pour partager leurs œuvres avec le reste du monde.
C’est ce moment que j’ai choisi pour quitter Facebook. Quelques temps plus tard j’arrêtais de faire des vidéos. Et depuis, je ne poste des photos qu’au compte goute lorsque le cœur m’en dit. Mais…
## Des médias sociaux éthiques existent
Alors que tout semblait définitivement acquis à la loi du plus riche, de nouveaux médias sociaux ont pointé le bout de leur nez. Ou de leur trompe.
J’ai découvert Mastodon fin 2018. Et ce fut un coup de cœur immédiat. Pas d’algorithme autre qu’antéchronologique, pas de société propriétaire multimilliardaire dont l’unique objectif est d’être rentable, un état d’esprit globalement bienveillant, des échanges toujours très intéressants. Et un peu à l’instar des forums de discussion chacun peut créer son propre serveur avec ses propres règles.

*Source : [joinmastodon.org](https://joinmastodon.org/fr/servers)*
Et si la surprise était déjà excellente, je découvrais dans le même temps la mécanique et les autres plateformes du Fediverse, protocole utilisé par Mastodon pour que chaque serveur puisse communiquer. Vous savez ? C’est exactement comme le sms ou le mail. On peut envoyer un sms depuis un iPhone à un ami qui possède un Android et les deux téléphones sont capables d’interpréter votre échange. La mise en page diffère cependant selon le modèle de smartphone.
Pour le Fediverse c’est le même principe. Un message peut prendre la forme d’un texte, à l’instar de Twitter. Ou d’une vidéo, à l’instar de YouTube. Ou d’une image, à l’instar d’Instagram. Et devinez quoi ? Il existe différentes plateformes plutôt orientées texte, vidéo ou photo et capables de toutes communiquer entre-elles. Il s’agit de Mastodon que j’ai déjà évoqué, PeerTube, et Pixelfed. Puisque les 3 plateformes utilisent le même protocole -le Fediverse- il est possible de suivre un compte Pixelfed depuis Mastodon, un compte PeerTube depuis Mastodon, un compte Mastodon depuis Pixelfed… Et de commenter les publications directement depuis sa plateforme favorite.
Imaginez pouvoir commenter une vidéo YouTube avec un compte Twitter, ou un tweet depuis votre compte Instagram… C’est ce que permet le Fediverse.


*Exemple d’une publication sur PeerTube. Si l’affichage diffère selon si on est sur PeerTube ou Mastodon, il ne s’agit pourtant que d’une seule et même publication.*
## Des milliers de propriétaires : L’ère de la (re)décentralisation
Au départ, aller sur le web était synonyme de diversité. Nous avions une multitude de sites à aller surveiller quotidiennement. C’était un enrichissement permanent. Pas tant par la foison de sites qui se proposaient à nous, mais surtout parce que nous étions investis dans la recherche du contenu. Google a d’ailleurs tiré son épingle du jeu à ce moment précis. Faire des recherches et découvrir des pépites étant le but du jeu.
Le web était alors décentralisé. Chaque sujet avait son forum de discussions. Beaucoup de monde tenait également son site, ou son blog, pour partager son expérience avec les autres. C’était à la fois riche, mais difficile à suivre. C’est en offrant une réponse à cette difficulté que Facebook a pris de l’ampleur. Sur ce seul site nous pouvions nous exprimer, partager des photos, des moments de vie, des conseils, des vidéos… Le tout sans avoir à jongler savamment entre différents sites. C’est le symbole de la centralisation du web.
Le Fediverse allie les forces de la centralisations ainsi que celles de la décentralisation. Une seule plateforme, des milliers de serveurs tous connectés les uns aux autres. Si la plateforme est la même, chaque administrateur applique la politique qu’il souhaite sur son serveur. Si cette proximité retrouvée avec l’administrateur peut au départ intimider, le fait est que ce modèle permet d’éviter que toutes les dérives observées chez les GAFAMs se reproduisent.
La plupart des serveurs sont soit directement financés par leurs administrateurs, soit autofinancés par leurs communautés. Ainsi, la publicité et les algorithmes qui vont avec, n’ont pas leur place sur le réseau. Et pour être administrateur de trois serveurs je peux vous assurer que lorsqu’on propose des services de communication à des personnes, on se sent responsables de la sécurité de leurs données.
Car oui. Pour en revenir à mon sinueux parcours, j’en suis là. Lorsque j’ai découvert Mastodon, j’ai d’abord expérimenté l’outil sur de gros serveurs, pour très vite ressentir la nécessité de prendre mon autonomie et d’avoir les miens. Autrefois administrateur de deux gros forums, j’étais à l’aise avec les notions d’administration et de modération. Et je trouve qu’il est toujours plus agréable et sécurisant d’être “chez soi”. Autant d’invités puis-je avoir.
Si j’administre [tooter‧social](https://tooter.social/), [peertube‧stream](https://peertube.stream/) et [pixelfed.fr](https://pixelfed.fr/) ce n’est pas seulement pour le loisir. C’est aussi par convictions. Car j’ai retrouvé avec le Fediverse l’essence même du web : du lien, du partage, de l’ouverture, de l’enrichissement, de l’humanité. Tout l’inverse de l’expérience que nous proposent désormais les GAFAMs. C’est pour toutes ces raisons que le Fediverse est devenu mon principal outil de partage sur le web. C’est également pour toutes ces raisons que mes instances sont ouvertes à tous : pour permettre à d’autres de profiter de cette fenêtre sur le monde.
Si l’ère de sa marchandisation est loin d’être terminée, le Fediverse et ses 9 millions d’utilisateurs redonnent toute sa grâce à la raison d’exister du web : Le partage.
L’ère du web du partage est terminée. Vive l’ère du web partage !
226 vues • Il y a 7 ans
Jamais je n'aurais imaginé rentrer de Guadeloupe avec un chien. C'est pourtant ce qui m'est arrivé, et ce qui arrive finalement à pas mal de personnes qui une fois arrivées sur l'archipel se retrouvent confrontées à une réalité qui attriste : les chiens errants y sont extrêmement nombreux, résultat d'un rapport antillais / chiens très particulier. Souvent j'ai détourné le regard, ne sachant que faire face à cette forme de misère. Si les plus forts et les plus futés s'en sortent bien, d'autres meurent de faim ou rongés par des parasites. Et c'est souvent lors de leurs premiers mois d'existence que tout se joue.
## Ma rencontre avec Tya et Cheyenne
Ce jour là, j'avais décidé de faire le tour de l'île de Basse-Terre. En passant par les plages et chemins de Deshaies, Bouillante, et puis finalement Vieux Habitants où j'ai décidé de remonter la Grand Rivière. Sur la route j'esquive de justesse un chiot mort, certainement percuté par une autre voiture. Un peu secoué, je continue de m'enfoncer dans la forêt. C'est alors que, seulement quelques minutes plus tard, les cris de deux chiots m'interpellent : du coin de l'oeil j'arrive à percevoir qu'un des deux porte un collier. Ici, loin de toute forme de vie humaine. Comprenant de suite qu'ils avaient lâchement été abandonnés loin des regards, je décide de m'arrêter au moins pour lui retirer le collier et ainsi lui éviter de mourrir étouffé par sa propre croissance.
*Vidéo enregistrée à l'instant de ma rencontre avec Tya et Cheyenne.*
Mais ce qui devait arriver arriva et j'ai baissé ma garde. J'ai donc décidé de les prendre en charge et de leur trouver une famille. C'est une connaissance assistante-vétérinaire qui m'a conseillé de m'orienter vers l'association "[Les Loulous de Gwada](https://www.lesloulousdegwada.com/)" qui s'occupe de trouver des familles d'accueil aux chiens et de les rapatrier en France s'ils trouvent un adoptant. Aussi ils prennent en charge les frais de vétérinaire, ce dont les deux chiots avaient grandement besoin.
C'est ainsi que Tya et Cheyenne sont entrées dans ma vie. De jours en jours, de semaines en semaines, j'ai fait leur éducation. Nous avons fait des promenades inoubliables ensemble. Et finalement Tya a été adoptée et son départ a été un véritable choc qui m'a poussé à adopter Cheyenne. Si j'ai toujours côtoyés des chiens, je ne pensais vraiment pas être prêt à en adopter un dans cette période de ma vie. Et pourtant...

## Partir en Guadeloupe pour sauver un chien...
C'est un fait qui donne le vertige et qui souligne à quel point acheter en élevage est un non-sens. Voyager en Guadeloupe une semaine revient approximativement à 700-800 euros par personne... vol, hotel, et nourriture inclus. Un chien d'élevage coûte souvent entre 800 et 1200 euros. Il est donc plus avantageux de s'offrir un voyage sur cet archipel merveilleux et d'en repartir avec un chien que vous aurez sauvé et des souvenirs plein la tête, que d'en acheter un en métropole. En prime vous aurez la fierté d'avoir sauvé une vie.
Trouver un chien en Guadeloupe est plus simple que de trouver un restaurant. Il y en a absolument partout et de tous âges. Dans la nature, au bord des routes, en ville... C'est très déroutant au départ, mais après quelques semaines ça fait partie du décor. Malgré tout j'ai vite pris la décision de nourrir ceux que je croisais lorsque je promenais Cheyenne. Et c'était en même temps l'occasion de l'habituer aux autres chiens !
Petite précision importante si vous décidez de faire ça : il faudra absolument passer voir un vétérinaire pour obtenir un certificat de bonne santé nécessaire pour faire prendre l'avion à un chien. Aussi, pensez à choisir un lieu de résidence où il sera admis de venir avec un animal.

## .. Ou rester en métropole et passer par une association
Les associations qui proposent l'adoption avec rapatriement sont nombreuses. Je ne connais que la SPA et [Les Loulous de Gwada](https://www.lesloulousdegwada.com/), mais si vous cherchez vous en trouverez d'autres. Il faut toutefois participer aux frais (soins, nourriture, ect...) qui avoisinent la plupart du temps les 200 euros. Pour avoir des nouvelles de Tya très régulièrement, je peux affirmer que c'est aussi une excellente façon d'adopter un chien guadeloupéen ! Je vous encourage d'ailleurs à jeter un oeil à la page des Loulous de Gwada qui recense tous les chiens actuellement à l'adoption 🙂
## Le Berger Créole
En Guadeloupe et partout dans les Antilles, la race la plus répandue est celle du Berger Créole. Et pour cause : elle s'est formée au fil du temps par le mélange de centaines de générations de chiens errants. Petit à petit ce mélange est devenu homogène, formant cette nouvelle race primitive.
Pour ceux qui ne savent pas ce qu'est un chien primitif, il s'agit à la base des races très peu modifiées par l'Homme. On y retrouve par exemple le Husky de Sibérie et le Shiba Inu pour ne citer que les plus célèbres. Ce sont des chiens très proches de leur instinct de survie, et de ce fait très intelligents. Même si chaque individu reste unique, ils ont pour la plupart un tempérament bien trempé et une personnalité vraiment marquée. Ils sont aussi très communicatifs.
Et je vous le dis avec quelques mois d'expérience, mais vivre avec un chien primitif demande un grand sang-froid. Éduquer ce type de chien m'a fait apprendre beaucoup sur moi-même et m'a fait passer par de nombreuses remises en question. Ce ne sont pas des chiens avec lesquels il faut créer un rapport de force, mais au contraire il faut devenir leurs partenaires. Les laisser venir à vous, et leur laisser croire que les décisions viennent d'eux. Ça demande d'apprendre à les connaitre et de parler le même langage qu'eux.
Pour en revenir au Berger Créole, c'est un chien réputé pour être un bon gardien. Et je l'ai constaté avec Cheyenne : elle intimide tout ce qui ressemble à une menace mais n'attaque jamais. Là aussi, ça demande beaucoup de maitrise de soit : difficile de ne pas s'énerver quand elle s'en prend à un enfant en vélo deux fois plus petit qu'elle !
Ce sont des chiens robustes, chasseurs, endurants, joueurs, et qui s'adaptent à toute situation. Mais surtout ce sont des chiens incroyablement intelligents. Lorsque j'ai réussi à créer "le" lien avec Cheyenne, elle a commencé à assimiler tout ce que je tentais de lui apprendre en seulement quelques jours. Et pour finir, je ne sais pas si c'est propre à elle, mais elle me voue une confiance aveugle. Si je lui demande de traverser une rivière dont le courant est trop fort ou de descendre un mur trop haut, elle se lancera sans hésiter.

## Foncez !
Voici donc un résumé assez complet de mon expérience sur l'adoption d'un chien en Guadeloupe. Bien sûr adopter même en métropole revient dans tous les cas à sauver une vie, mais l'archipel guadeloupéen connait une véritable situation de crise. Le chien étant pour la plupart des gens très mal vu, et considéré encore comme un objet pour ceux qui en possèdent, très peu sont stérilisés et les chiots sont jetés dans la rue (s'ils n'y sont pas nés) une foi sevrés. C'est pour cette raison que je vous encourage pleinement à suivre la même démarche que moi et de contribuer à l'amélioration des conditions de vie des chiens de l'archipel.
Si vous hésitez, réfléchissez-y ! Et s'il s'agit d'une de vos connaissances faites-lui passer l'information.
Jamais je n'aurais imaginé rentrer de Guadeloupe avec un chien. C'est pourtant ce qui m'est arrivé, et ce qui arrive finalement à pas mal de personnes qui une fois arrivées sur l'archipel se retrouvent confrontées à une réalité qui attriste : les chiens errants y sont extrêmement nombreux, résultat d'un rapport antillais / chiens très particulier. Souvent j'ai détourné le regard, ne sachant que faire face à cette forme de misère. Si les plus forts et les plus futés s'en sortent bien, d'autres meurent de faim ou rongés par des parasites. Et c'est souvent lors de leurs premiers mois d'existence que tout se joue.
## Ma rencontre avec Tya et Cheyenne
Ce jour là, j'avais décidé de faire le tour de l'île de Basse-Terre. En passant par les plages et chemins de Deshaies, Bouillante, et puis finalement Vieux Habitants où j'ai décidé de remonter la Grand Rivière. Sur la route j'esquive de justesse un chiot mort, certainement percuté par une autre voiture. Un peu secoué, je continue de m'enfoncer dans la forêt. C'est alors que, seulement quelques minutes plus tard, les cris de deux chiots m'interpellent : du coin de l'oeil j'arrive à percevoir qu'un des deux porte un collier. Ici, loin de toute forme de vie humaine. Comprenant de suite qu'ils avaient lâchement été abandonnés loin des regards, je décide de m'arrêter au moins pour lui retirer le collier et ainsi lui éviter de mourrir étouffé par sa propre croissance.
*Vidéo enregistrée à l'instant de ma rencontre avec Tya et Cheyenne.*
Mais ce qui devait arriver arriva et j'ai baissé ma garde. J'ai donc décidé de les prendre en charge et de leur trouver une famille. C'est une connaissance assistante-vétérinaire qui m'a conseillé de m'orienter vers l'association "[Les Loulous de Gwada](https://www.lesloulousdegwada.com/)" qui s'occupe de trouver des familles d'accueil aux chiens et de les rapatrier en France s'ils trouvent un adoptant. Aussi ils prennent en charge les frais de vétérinaire, ce dont les deux chiots avaient grandement besoin.
C'est ainsi que Tya et Cheyenne sont entrées dans ma vie. De jours en jours, de semaines en semaines, j'ai fait leur éducation. Nous avons fait des promenades inoubliables ensemble. Et finalement Tya a été adoptée et son départ a été un véritable choc qui m'a poussé à adopter Cheyenne. Si j'ai toujours côtoyés des chiens, je ne pensais vraiment pas être prêt à en adopter un dans cette période de ma vie. Et pourtant...

## Partir en Guadeloupe pour sauver un chien...
C'est un fait qui donne le vertige et qui souligne à quel point acheter en élevage est un non-sens. Voyager en Guadeloupe une semaine revient approximativement à 700-800 euros par personne... vol, hotel, et nourriture inclus. Un chien d'élevage coûte souvent entre 800 et 1200 euros. Il est donc plus avantageux de s'offrir un voyage sur cet archipel merveilleux et d'en repartir avec un chien que vous aurez sauvé et des souvenirs plein la tête, que d'en acheter un en métropole. En prime vous aurez la fierté d'avoir sauvé une vie.
Trouver un chien en Guadeloupe est plus simple que de trouver un restaurant. Il y en a absolument partout et de tous âges. Dans la nature, au bord des routes, en ville... C'est très déroutant au départ, mais après quelques semaines ça fait partie du décor. Malgré tout j'ai vite pris la décision de nourrir ceux que je croisais lorsque je promenais Cheyenne. Et c'était en même temps l'occasion de l'habituer aux autres chiens !
Petite précision importante si vous décidez de faire ça : il faudra absolument passer voir un vétérinaire pour obtenir un certificat de bonne santé nécessaire pour faire prendre l'avion à un chien. Aussi, pensez à choisir un lieu de résidence où il sera admis de venir avec un animal.

## .. Ou rester en métropole et passer par une association
Les associations qui proposent l'adoption avec rapatriement sont nombreuses. Je ne connais que la SPA et [Les Loulous de Gwada](https://www.lesloulousdegwada.com/), mais si vous cherchez vous en trouverez d'autres. Il faut toutefois participer aux frais (soins, nourriture, ect...) qui avoisinent la plupart du temps les 200 euros. Pour avoir des nouvelles de Tya très régulièrement, je peux affirmer que c'est aussi une excellente façon d'adopter un chien guadeloupéen ! Je vous encourage d'ailleurs à jeter un oeil à la page des Loulous de Gwada qui recense tous les chiens actuellement à l'adoption 🙂
## Le Berger Créole
En Guadeloupe et partout dans les Antilles, la race la plus répandue est celle du Berger Créole. Et pour cause : elle s'est formée au fil du temps par le mélange de centaines de générations de chiens errants. Petit à petit ce mélange est devenu homogène, formant cette nouvelle race primitive.
Pour ceux qui ne savent pas ce qu'est un chien primitif, il s'agit à la base des races très peu modifiées par l'Homme. On y retrouve par exemple le Husky de Sibérie et le Shiba Inu pour ne citer que les plus célèbres. Ce sont des chiens très proches de leur instinct de survie, et de ce fait très intelligents. Même si chaque individu reste unique, ils ont pour la plupart un tempérament bien trempé et une personnalité vraiment marquée. Ils sont aussi très communicatifs.
Et je vous le dis avec quelques mois d'expérience, mais vivre avec un chien primitif demande un grand sang-froid. Éduquer ce type de chien m'a fait apprendre beaucoup sur moi-même et m'a fait passer par de nombreuses remises en question. Ce ne sont pas des chiens avec lesquels il faut créer un rapport de force, mais au contraire il faut devenir leurs partenaires. Les laisser venir à vous, et leur laisser croire que les décisions viennent d'eux. Ça demande d'apprendre à les connaitre et de parler le même langage qu'eux.
Pour en revenir au Berger Créole, c'est un chien réputé pour être un bon gardien. Et je l'ai constaté avec Cheyenne : elle intimide tout ce qui ressemble à une menace mais n'attaque jamais. Là aussi, ça demande beaucoup de maitrise de soit : difficile de ne pas s'énerver quand elle s'en prend à un enfant en vélo deux fois plus petit qu'elle !
Ce sont des chiens robustes, chasseurs, endurants, joueurs, et qui s'adaptent à toute situation. Mais surtout ce sont des chiens incroyablement intelligents. Lorsque j'ai réussi à créer "le" lien avec Cheyenne, elle a commencé à assimiler tout ce que je tentais de lui apprendre en seulement quelques jours. Et pour finir, je ne sais pas si c'est propre à elle, mais elle me voue une confiance aveugle. Si je lui demande de traverser une rivière dont le courant est trop fort ou de descendre un mur trop haut, elle se lancera sans hésiter.

## Foncez !
Voici donc un résumé assez complet de mon expérience sur l'adoption d'un chien en Guadeloupe. Bien sûr adopter même en métropole revient dans tous les cas à sauver une vie, mais l'archipel guadeloupéen connait une véritable situation de crise. Le chien étant pour la plupart des gens très mal vu, et considéré encore comme un objet pour ceux qui en possèdent, très peu sont stérilisés et les chiots sont jetés dans la rue (s'ils n'y sont pas nés) une foi sevrés. C'est pour cette raison que je vous encourage pleinement à suivre la même démarche que moi et de contribuer à l'amélioration des conditions de vie des chiens de l'archipel.
Si vous hésitez, réfléchissez-y ! Et s'il s'agit d'une de vos connaissances faites-lui passer l'information.