De la hauteur

Prendre de la hauteur avec mon drone me permet parfois de trouver des endroits que je n’aurais jamais eu l’idée d’explorer avant ! Ici non-loin de Matouba, avec cette vue extraordinaire sur les monts Caraïbes !

Trace de la Grande Pointe

Me voici sur un sentier qui s’écarte de la trace de la Grande Pointe. C’est un endroit que j’apprécie tout particulièrement pour l’énergie que la mer y dégage. De grandes vagues s’y fracassent dans un bruit et un stimuli visuel revigorants !

Mais un jour, alors que je me promenais avec Cheyenne, elle m’a emmené à travers la végétation jusqu’à un ancien moulin. Dernière marque humaine avant ce petit chemin qui, d’apparence pourtant très classique, regorge de charme.

Explorer le monde

Explorer le monde pour me découvrir moi-même. Un vagabondage inarrêtable, pulsionnel, viscéral. À la conquête de mon inconscient.
Complexité d’un itinéraire aléatoire. Magnificence des destinations trouvées. Alors que certains glissent sur l’autoroute du bonheur, je m’écorche sur les sentiers de la plénitude.

Encore merci à Sixt Antilles de m’avoir permis de réaliser ce contenu !

Instant érotique

Inspire… Expire… Inspire… Expire… Un courant d’air sillonne tes formes imparfaites. Tu frissonnes. Aussi légères qu’un duvet de nuages, mes mains se mettent à leur tour à te parcourir et te font transpirer.
Nos sens s’éveillent. Nos esprits s’enlacent. Le temps cesse d’être un repère, remplacé par l’intensité du plaisir. Éruption.

Bonne Année

Il paraît que le 31 décembre est un jour de rétrospective. L’occasion de faire le point.
Exercice très difficile pour moi qui, exposant mon quotidien sur les réseaux sociaux, tombe comme tout le monde dans un optimisme hypocrite. « La vie est belle sous le soleil des Caraïbes. »
Non.

Je viens de vivre une des années les plus éprouvantes de mon existence. Peut être la plus difficile. M’écroulant peu à peu sous le poids de tous mes échecs, avec très peu (aucune) de réussite pour m’aider à tenir encore debout.

Sur Instagram on lit des textes qui font rêver à longueur de timeline. Nous serions maîtres de notre destin disent-ils. Mais non. Nous ne sommes maîtres de rien. Tout comme il est impossible de prévoir les mouvements de l’eau dans l’océan, il est impossible de prévoir ce que nous réserve la vie. Si aujourd’hui je suis en pleine noyade, peut être que demain un courant me fera remonter à la surface. Rien n’est prévisible et rien n’est sous contrôle.
Entre remises en question et psychothérapie j’en arrive donc à cette conclusion : il n’y a rien que je puisse faire. Dans les abysses, à bout de forces d’essayer de retenir mon souffle, j’attend qu’un courant ascendant vienne à mon secours. Si j’ai de la chance.

Allez. Bonne année.

Comme en Bretagne

En arrivant à la Anse Bertrand, il saute aux yeux que cet endroit a des airs de Bretagne. Composée de grandes falaises formées vague après vague par l’érosion, on oublierait presque être sur une ile des Caraïbes!

Paysage grandiose et revigorant, quelques taches viennent malgré tout gâcher ce tableau et faire se poser des questions quand à son avenir.
Il faut en effet savoir que la Guadeloupe est envahie par les sargasses. Algues flottantes, qui dégagent un gaz malodorant et toxique, et qui viennent s’échouer sur le rivage. La raison? Une déforestation trop importante le long des fleuves d’Amérique du Sud.

Le mode de vie des humains a un impact fort sur la planète. Nous voudrions tous faire quelque chose mais les quelques personnes qui se partagent le pouvoir et les richesses comptent bien continuer à tout détruire. Et bien que je déteste la violence, la seule façon d’obtenir un changement sera malheureusement sanglante.

La peur du vide

Nous passons toute notre vie à essayer de combler des vides. Pas assez d’argent, pas assez de performances dans son sport, pas assez de relations… pas assez de tout, trop de rien.

Nous avons grandi dans un monde ventant les bénéfices d’une croissance infinie. Nous forçant à croire que nous mêmes devrions progresser sans cesse. Mais la planète est limitée en ressources autant que nous le sommes à échelle individuelle.

Alors il faut réussir à admette. Admettre que quand nous avons donné le meilleur de nous-mêmes il est impossible de faire plus. Et que bien souvent, ce vide dont nous sommes tant phobiques se révèle être la solution à tous nos problèmes. Parce que « rien » n’est pas le contraire de « tout ». Car celui qui peut se satisfaire de rien a vraisemblablement tout compris.

La Grand Rivière

Après quelques semaines de repos pour réparer un tympan percé ET un orteil cassé, je serais bientôt de retour !

La nature n’est pourtant pas très agressive ici, mais je trouve le moyen de me blesser à chaque sortie 🙄

Bref. Cette rivière s’appelle « Grand Rivière des Vieux-Habitants » et est la deuxième plus grande de Guadeloupe avec ses 18,9 kilomètres de long !

Elle se jette dans la mer des Caraïbes.

Cet endroit me tient à cœur car c’est la bas que j’ai trouvé les deux chiots que j’ai recueilli. D’ailleurs un des deux vient d’être adopté !

Le cratère

Devant le cratère de la Soufrière, la Terre me remet à ma place. Comment ne pas me sentir insignifiant face à tant de puissance ? Ici tout me rappelle que si l’Homme se croit supérieur à la nature, il se trompe sérieusement.

1976. La Soufrière entre en éruption. Des dizaines de milliers de personnes sont alors évacuées.

Alors que suis-je ? Moi simple humain, face à toi, la Vieille Dame ? Que sommes-nous ? Nous simples animaux, face à toi, Mère Nature ?

Ah oui ! Me voyez vous sur la photo ?

Vue sur les Monts Caraïbes

Les Monts Caraïbes vus depuis la Soufrière. Son point culminant est le morne Vent Soufflé qui culmine à 687 mètres de haut. Le Houëlmont, arrondi à droite du massif sur l’image, est un volcan inactif. Il n’y a pas à dire, les paysages de la Guadeloupe sont vraiment somptueux !