Société boulimique

Beaucoup d’entre-nous passons notre vie à vouloir gagner. Connaître des réussites. Des moments où nos semblables reconnaîtraient notre valeur.

Moi, je n’ai pas de diplômes. Pas de travail et donc pas de revenu. Très peu de biens matériel : juste mes outils de partage et mes habits. Pas de chez-moi non plus. Mon rapport aux autres est très limité. Je n’ai d’ailleurs jamais connu ce que plaire au sexe opposé pouvait faire. J’ai vécu très peu de réussites et presque uniquement des échecs. Je n’ai plus aucune ambition. Plus aucun projet. En définitive je n’ai pas grand chose, je ne suis pas grand chose et j’essaye de me contenter de cette situation qui fait ironiquement de moi un Homme presque libre.

Peut-être suis-je défaitiste. Pessimiste. Mais mon expérience m’a appris que dès les premières secondes de notre arrivée sur Terre nous ne pouvons faire que perdre. C’est dans notre inconscient : ce que nous essayons de gagner de façon boulimique durant notre vivant vient compenser notre peur de l’inévitable perte de tout. La mort.

De la hauteur

Prendre de la hauteur avec mon drone me permet parfois de trouver des endroits que je n’aurais jamais eu l’idée d’explorer avant ! Ici non-loin de Matouba, avec cette vue extraordinaire sur les monts Caraïbes !

Désolé

Ivre de vivre.
Lorsque tu rougis mon âme s’affole. Lorsque tu t’endors mon esprit s’apaise. Ton astre peut alors éclairer mes pensées qui vont et viennent portées par le vent de mes humeurs. Notre liaison est sans ambiguïté : tu peux te passer de moi, mais je ne peux me passer de toi. Tu es mon sol, tu es mon eau, tu es mon air, tu es mon tout. Tu as été l’hôte de mes ancêtres mais ne sera pas celle de mes descendants car, pour te préserver, j’ai décidé de ne pas en avoir.
Quand finalement le jour se lève je constate tout le mal que je t’ai fait. Sous tout mon plastique, mes gazes, mon béton… tu suffoques.
Je me réveille. La gueule de bois de vivre.

Merci

Pauvre idiot.

Toi qui m’as encadré une majeure partie de ma vie. Qui m’as vu grandir. Qui m’as servi de tuteur.
Toi qui savais me remettre à ma place. Toi que j’ai vu vieillir. Toi que j’ai défié.
Pendant que mes rides apparaissaient, les tiennes se creusaient.
Pendant que mon corps se renforçait, le tien s’affaiblissait.
Et, alors que mes envies d’ailleurs prenaient le dessus, tu étais toujours là quand je revenais.
Tel un repère.
Tel un grand-père.

Finalement tu n’étais qu’un crétin.
Merci.

Iguane Commun des Antilles

Je trouve cet animal superbe ! Sa morphologie si fine, si détaillée, fait que je ne me lasse pas d’observer l’iguane commun des Antilles !

C’est toujours une belle surprise quand lorsque je me promène, durant quelques instants j’ai la chance d’en croiser un 😊

Trace de la Grande Pointe

Me voici sur un sentier qui s’écarte de la trace de la Grande Pointe. C’est un endroit que j’apprécie tout particulièrement pour l’énergie que la mer y dégage. De grandes vagues s’y fracassent dans un bruit et un stimuli visuel revigorants !

Mais un jour, alors que je me promenais avec Cheyenne, elle m’a emmené à travers la végétation jusqu’à un ancien moulin. Dernière marque humaine avant ce petit chemin qui, d’apparence pourtant très classique, regorge de charme.

Bienveillance

En arrivant en Guadeloupe et après une réflexion (et une pause) de plusieurs mois, j’ai pris la décision de changer le type de contenu que je proposais jusqu’à présent. Plus personnel, plus intime, plus centré sur moi-même. Quand à l’époque je me suis professionnalisé en tant que photographe et vidéaste c’est tout naturellement et de façon totalement inconsciente que j’ai appris à m’effacer : laissant la belle place au sujet.
Mais la belle place, j’ai décidé de me l’offrir et de mettre mes capacités au service de… moi-même, de mes idées, et de mes convictions.  Car le malheur de toute personne étant emphatique et sachant « fabriquer » une image est d’attirer un type d’individu qui a besoin de ça pour exister : le pervers narcissique. Plusieurs fois dans ma vie j’ai été exploité, trompé, et laissé pour compte. Totalement dépouillé. Ce sont des personnes extrêmement destructrices et qui laissent une très grande sensation de vide intérieur quand enfin elles sortent de votre vie. Et puisque le karma n’existe pas : elles connaissent toujours une grande réussite sociale et professionnelle car elles savent manipuler avec une aisance incroyable.  Finalement, alors que mes compétences ont été les outils de leurs réussites… elles m’ont laissé là : agonisant dans le désert.

C’est donc pour me re-reconstruire que je rend mon contenu plus humain. Que je m’exprime désormais dans ma langue maternelle. Que je vous fais part de mes faiblesses et de mes doutes. Car les afficher c’est aussi essayer de les assumer. Essayer. Et que vous soyez là pour regarder mes photos ou lire mes textes, sachez que votre participation bienveillante est plus efficace que toutes les séances de psy que j’ai pu faire ! 😆

Et c’est cette bienveillance que je veux encourager.  Sans faire preuve d’un excédent de naïveté, je veux encore croire que le partage et la générosité existent. Que la concurrence n’est rien face à l’entraide. Et que si vous me suivez, c’est parce que vous vous reconnaissez dans ces valeurs humaines et écologiques que j’exprime quasi-quotidiennement. Et j’aimerai qu’ensemble, en toute simplicité, nous construisions une communauté bien intentionnée.

Explorer le monde

Explorer le monde pour me découvrir moi-même. Un vagabondage inarrêtable, pulsionnel, viscéral. À la conquête de mon inconscient.
Complexité d’un itinéraire aléatoire. Magnificence des destinations trouvées. Alors que certains glissent sur l’autoroute du bonheur, je m’écorche sur les sentiers de la plénitude.

Encore merci à Sixt Antilles de m’avoir permis de réaliser ce contenu !

Bassin Paradise

Le Bassin Paradise est un de ces endroits qui font perdre le sens de la réalité. La lumière très particulière et le bruit continu de la cascade rendent impalpable la notion du temps.

Merci à Sixt Antilles sans qui cette photo n’aurait pas existé ✌️